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La crise au Congo : denrées chères et rentrée scolaire perturbée

Effective depuis hier mardi, la rentrée scolaire au Congo est loin d’être générale pour le million d’élèves du primaire et du secondaire appelés à retrouver le chemin de l’école. Là où les élèves des établissements publics ont regagné les classes, il en est allé autrement de ceux du privé dont la plupart sont restés chez eux, faute d’avoir de quoi s’acquitter de leurs droits d’inscription.Cette situation est l’un des résultats de la crise économique qui sévit dans le pays, plongeant beaucoup de familles dans la précarité. Obligés de faire face au coût élevé de la vie, beaucoup de chefs de famille dont les parents d’élèves sont surtout préoccupés à trouver de quoi se mettre sous la dent.         

Au vu de la très forte augmentation des prix des denrées au Congo, les énergies sont presque tournées vers la satisfaction des besoins du ventre. Avec plus ou moins de réussite pour les pères de famille qui assistent, impuissants, au renchérissement des prix.

Ainsi, le carton de cuisses de poulet qui coutait 5500 FCFA est passé à 12.000 FCFA là où celui de la côte de porc, vendu il y a peu à 9.000 FCFA, s’achète maintenant 16.000 FCFA. Le carton de poisson salé est, lui, passé de 25.000 FCFA à 34.000 FCFA.

Cette inflation des prix concerne le sac de ciment, passé de 2500 FCFA à 4500 FCFA, le service de transfert d’argent en hausse de 3,5% et l’abonnement à la chaîne cryptée Canal plus qui, selon plusieurs sources, va être majorée de 2,5%.    

Face à ces augmentations consécutives aux nouvelles taxes instituées par le gouvernement sur les produits et services de consommation courante en vue d’assainir les finances de l’Etat, conformément aux prescriptions du Fonds monétaire internationale (FMI), les Congolais sont plus que jamais dans le désarroi. Ainsi, beaucoup n’hésitant pas à faire passer au second plan la scolarité de leurs progénitures.

Concernant cette rentrée fortement impactée par la récession, il convient saluer le geste compréhensif du ministre de l’Education nationale consistant à demander aux élèves des établissements publics de se rendre à l’école avec quelques cahiers et leur tenue de l’année dernière.  


   

Du côté du privé, on reste ferme sur les frais d’inscription, d’où le nombre élevé d’élèves restés à la maison.

« On ne peut pas actuellement envoyer nos enfants à l’école, car même si on peut avoir quelques cahiers et que l’enfant dispose de son ancienne tenue, il y a le problème des frais d’inscription surtout quand on a une famille nombreuse», a confié à APA Arnaud Mbila.

Comme beaucoup de Congolais, ce dernier n’a pas encore perçu son salaire du mois de septembre.

 


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