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La Papouasie-Nouvelle-Guinée tente d’évaluer les dégâts au lendemain d’un violent séisme

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a envoyé mercredi des équipes sur l’île de Nouvelle-Bretagne, dans le nord-est de l’archipel, pour évaluer les dégâts causés par le très violent séisme de magnitude 7,5 qui a frappé dans la nuit et provoqué notamment des coupures d’électricité.

Une journaliste de l’AFP sur place et des habitants de cette grande île ont indiqué que le courant n’avait pas encore été rétabli mercredi matin, et que les radios n’émettaient plus. Mais ils n’ont fait état dans l’immédiat d’aucun mort et d’aucun dégât majeur dans les infrastructures.

« Il n’y a Dieu merci pas tant de dégât que cela, juste des objets qui sont tombés et ce genre de chose », a déclaré Ellen Morgan, directrice de l’hôtel Kokopo Beach Bungalows.

Des responsables du port voisin de Rabaul, dans le nord-est de la Nouvelle-Bretagne, ont indiqué de leur côté que les installations portuaires n’avaient pas été gravement endommagées et opéraient normalement.

En raison de la précarité des moyens de communication en Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la difficulté du terrain et du manque de routes, il faut parfois des jours pour prendre conscience de l’étendue de l’impact des catastrophes naturelles dans l’archipel.

« Des équipes d’évaluation ont été envoyées mais nous n’avons pas encore de retours de leur part », a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes naturelles basé à Port Moresby.


Les Nations unies estiment que 120.000 personnes vivent dans un rayon de 50 kilomètres autour de l’épicentre du séisme de mardi.

La secousse s’est produite vers 23H00 (13H00 GMT) à seulement 44 km au nord-est de Kokopo, capitale de la province de Nouvelle-Bretagne orientale, selon l’institut américain de géologie USGS.

« C’était énorme, absolument énorme. Très effrayant », a déclaré à l’AFP Megan Martin, directrice de l’hôtel Rapopo Plantation à Kokopo.

La Papouasie se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, théâtre d’une intense activité volcanique et sismique. Rabaul avait été dévastée en 1994 par une double éruption volcanique.

En février 2018, un séisme de magnitude 7,5 dans le centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avait fait au moins 125 morts et détruit des centaines de bâtiments.



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