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La présidentielle en ligne de mire des journaux camerounais

Le branle-bas de combat pour l’élection présidentielle du 7 octobre prochain focalise l’attention des journaux camerounais parus mardi, reléguant au second plan la sanglante crise sécessionniste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.Selon le décompte que fait le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, au soir du 16 juillet 2018, c’est-à-dire six jours après la convocation du corps électoral, ce sont au total six dossiers de candidature qui ont déjà été déposés à Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge des scrutins et opérations référendaires.

A 48 heures de la date limite de dépôt des dossiers, un reportage du Quotidien de l’Économie décrit une ambiance studieuse au sein de cette institution, ainsi que la fièvre qui monte dans les différents états-majors des concurrents.

Cet engouement est toutefois à relativiser, à en croire Le Jour pour qui la caution exigée de 30 millions FCFA démotive plusieurs candidats bourrés d’ambitions, souhaitant servir leur pays mais ne disposant pas d’une telle fortune.

Et ici c’est l’opposition qui s’avère déjà, renchérit Mutations, comme la grande perdante du jeu : désargentés pour la plupart, les futurs adversaires du président sortant, Paul Biya, sont en plus incapables de se constituer un front commun pour une élection à un tour, et à l’heure où tout indique que les espoirs de coalition s’amenuisent.

L’absence d’une dynamique face au chef de l’État sortant est effectivement une tare, acquiesce Défis Actuels qui passe en revue les «forces et faiblesses» des postulants.


«Depuis 35 ans, Paul Biya est aux affaires. Malgré lui. Depuis 1990, année marquant le retour au multipartisme au Cameroun, l’opposition se marche sur les orteils. Incapable de se réunir. Incapable de proposer aux Camerounais une alternative digne et salutaire au sommet de l’État. Plus aisée à critiquer le gouvernement, elle brille par une cacophonie lamentable et déplorable pour le petit peuple», constate Le Point Hebdo sous le titre «Les dégâts d’une opposition désinvolte.

Cité par l’hebdomadaire Le Jeune Reporter Cabral Libii, l’un des postulants à la magistrature suprême, ne perd pourtant pas espoir : il continue de croire à une possibilité de primaires afin de se donner un candidat unique, une option que le candidat investi par le Front social démocratique (SDF), Joshua Osih, interrogé par Mutations, ne juge pas indispensable pour gagner la présidentielle.

Avec cette cacophonie, un boulevard est d’ores et déjà ouvert à Paul Biya, présenté par L’Orphelin comme le «grand favori».

Dans cette nouvelle course pour un 7ème mandat, et après 36 ans de règne sans partage, le champion du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) peut, selon The Guardian Post, compter sur le zèle de ses lieutenants qui s’apprêtent à lancer une vaste opération de collecte de fonds de campagne à laquelle personne, que ce soit dans le champ politique ou des affaires, ne doit manquer.


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