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La presse centrafricaine se fait l’écho du massacre d’Alindao

Les journaux centrafricains parus ce jeudi traitent essentiellement de l’attaque par les rebelles de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du site des déplacés d’Alindao (centre) qui a fait une quarantaine de morts.Le Confident annonce que « les ressortissants de la Basse-Kotto exacerbés brisent le silence et prévoient une grande manifestation pacifique à Bangui pour dénoncer les massacres d’Alindao ». Centrafric Matin souligne qu’à « Alindao et (au) Km 5, à la veille de la prolongation du mandat de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique), Il y a des carnages d’une ampleur inouïe ».

De son côté, L’Agora informe que « Pape François du Vatican prie pour la Centrafrique après le massacre d’Alindao ». Le Confident rapporte les propos du souverain pontife : « à ce peuple qui m’est cher, j’exprime mon amour et ma proximité ».

Dans les colonnes de L’Hirondelle, Mgr Juan Jose Aguirre Munos, évêque catholique raconte le film du drame : « les hommes d’Ali Darassa (chef rebelle) ont assailli, saccagé et incendié le camp d’évacués et tué des femmes et des enfants, livrant aux flammes la Cathédrale où ont été tués les deux prêtres ».

Poursuivant sa narration, le religieux souligne que « les mercenaires de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) ont laissé entrer dans l’est de la ville d’Alindao des groupes de jeunes musulmans provenant de la partie ouest qui ont saccagé l’évêché et incendié le presbytère et le Centre de la Caritas ».


Selon l’évêque dont les propos sont relayés par Le Démocrate, « les soldats de la MINUSCA se sont retirés dans leurs véhicules et ont laissé faire les éléments de l’UPC ». Mgr Juan Jose Aguirre Munos dénonce, dans ce quotidien, « l’attitude de la force onusienne en RCA ».

Les rebelles de l’UPC ont attaqué, jeudi dernier, l’Evêché de la ville d’Alindao où vivent plus de 40 mille personnes. Cette attaque a causé la mort de plus de 45 personnes dont deux prêtres.

La Centrafrique observe, depuis hier mercredi, trois jours de deuil national en mémoire des personnes tuées. Depuis la destitution du président François Bozizé, la Centrafrique est en proie à une guerre civile meurtrière.



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