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La sécurité est au cœur du développement touristique (ministre)

La sécurité doit être au cœur de toute stratégie d’investissement, de développement et de promotion touristique, a déclaré, jeudi à Dakar, le ministre sénégalais du Tourisme, Mame Mbaye Niang, selon qui il est vain de promouvoir une destination en proie à une crise sécuritaire.« Sans la sécurité, aucune offre touristique n’est consommable et aucune destination touristique n’est fréquentable », a notamment dit M. Niang qui s’exprimait à l’ouverture d’un atelier régional sur le tourisme et la sécurité axé sur le thème : « Comment les pays de l’espace Uemoa (Union économique et monétaire de l’Ouest africain) et de l’Afrique en général peuvent-ils mieux gérer les questions liées à la sécurité et à la protection des touristes ? »

Plaidant pour une meilleure gestion de l’information en temps de crise, le ministre a donné l’exemple de son pays qui, a-t-il souligné, « a payé le prix fort avec l’épidémie d’Ebola parce que tout simplement nous n’avions pas pris l’information comme allié mais, l’information a été utilisée comme ennemi ».

Pour sa part, le Commissaire chargé du département du développement humain à la Commission de l’Uemoa, le professeur Filiga Michel Sawadogo, a informé que des programmes communautaires « fédérateurs et inclusifs » sont mis en œuvre pour contribuer à la stabilisation et à la sécurisation des zones à risque.

Ces mesures sont rendues nécessaires par le fait  que l’espace Uemoa n’a accueilli, en 2017, que 4 millions 244 mille touristes contre un objectif de huit millions de touristes visé pour l’année 2020, dans le cadre du Programme régional de développement du Tourisme au sein l’espace communautaire, a-t-il indiqué.


Cette faible affluence de touristes est due, d’après M. Sawadogo, aux différentes menaces identifiées dans la zone Uemoa tels que le terrorisme, la criminalité transfrontalière, les trafics en tous genres et la circulation anarchique des armes.

Autant de menaces qui à en croire le Commissaire ont fait de l’espace sous-régional « l’épicentre des crises qui secouent toute la région » de l’Afrique de l’Ouest.

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