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Le Fmi accorde une dérogation d’arriérés extérieurs de 45 milliards de FCFA au Cameroun (communiqué)

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Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi), dans un communiqué reçu jeudi à APA, dit avoir approuvé la demande des autorités camerounaises d’une dérogation pour inobservation des critères de réalisation, relatifs à l’accumulation d’arriérés extérieurs et au plafond sur les financements nets auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac).Au titre de la 4ème revue de l’accord de la facilité élargie de crédit (Fec), cette instance, réunie mercredi à Washington, a ainsi décidé du décaissement d’environ 45 milliards FCFA en faveur du pays, un déblocage de fonds dont il avait été recalé le 26 juin du fait, entre autres, d’une échéance non respectée d’une dette de 540 millions FCFA contractée auprès de l’Espagne, rapporte la note.

L’accord triennal Cameroun-Fmi a été approuvé le 26 juin 2017 pour un montant total de quelque 400 milliards FCFA, portant désormais le total des décaissements à ce jour à près de 300 milliards.

Malgré l’amélioration, « depuis un an », des résultats obtenus par le Cameroun, dans le cadre du programme appuyé par la Fec, l’institution financière de Bretton Woods invite néanmoins au renforcement de la discipline budgétaire pour atteindre, à la fin 2019, les objectifs fixés dans le programme, à atténuer les risques liés aux chocs extérieurs et aux problèmes de sécurité.

Appelées à réduire le recours aux procédures de dépenses exceptionnelles et à achever la réforme du compte unique du Trésor, Yaoundé devra également éviter de recourir à de nouveaux emprunts non concessionnels et respecter, «strictement le plan de décaissement des prêts contractés mais non décaissés pour préserver la viabilité de la dette».


Soumis à une meilleure hiérarchisation des projets et une efficience accrue des investissements, le Cameroun doit dans le même temps améliorer la viabilité financière des grandes entreprises publiques à l’aide de contrats de performance et de réformes ciblées des prix administrés.

Dans le même ordre d’idées, le pays se doit d’améliorer l’inclusion financière, le climat des affaires, la gouvernance et renforcer le respect des normes de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) et le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft).



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