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Le gouvernement camerounais met en garde contre tout trouble à l’ordre public

Le ministre camerounais en charge de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a mis en garde tous ceux qui seraient tentés de contester, dans la rue, la réélection de Paul Biya à la magistrature suprême après les résultats officiels proclamés lundi dernier par le Conseil constitutionnel.Au cours d’un point de presse tenu vendredi soir à Yaoundé, la capitale du pays, il a déclaré que le scrutin ayant pris fin, «les manifestations doivent désormais de nouveau se dérouler dans les conditions prévues par la loi».

Sans le citer nommément, la sortie du MINAT vise particulièrement le candidat malheureux au scrutin, Maurice Kamto (Mouvement pour la renaissance du Cameroun-MRC), qui en dépit des 14,23% de suffrages valablement exprimés que lui attribue le Conseil constitutionnel, se présente comme le véritable vainqueur du scrutin, qualifiant la victoire de Paul Biya (71,28%) de «hold-up électoral» et appelant à la résistance.

«Plusieurs de ses actes et déclarations tombent sur le coup des lois en vigueur dans notre pays, notamment des dispositions du Code pénal et de la loi contre le terrorisme réprimant les atteintes à la sûreté de l’État et l’incitation à la rébellion», a affirmé Paul Atanga Nji.

Pour lui, le processus électoral étant achevé avec la proclamation des résultats de la présidentielle, toute tentative de trouble à l’ordre public sera désormais traitée avec la plus grande fermeté, ses auteurs, comme ceux l’ayant incitée, auront à en répondre devant les instances judiciaires compétentes.

La qualité d’ancien candidat à l’élection présidentielle ne confère aucune immunité, a tempêté le MINAT, et tous ceux qui seraient tentés de violer les lois du Cameroun auront non seulement à en répondre devant les instances appropriées, mais aussi subiront toute la rigueur de ces mêmes lois.


La mise en garde du ministre est intervenue à la veille du lancement, par le MRC à travers toute l’étendue du territoire et à l’étranger, de son «programme de résistance nationale au hold-up électoral» qui prévoit plusieurs manifestations de défiance vis-à-vis du pouvoir de Yaoundé.

Ce samedi à Douala une marche de protestation qui a réuni quelques dizaines de personnes, a été violemment dispersée par les éléments antiémeutes de la gendarmerie qui a également procédé à  quelques interpellations.

À Yaoundé, les lieux sensibles de la ville sont depuis le début de la semaine étroitement surveillés par un imposant dispositif logistique encadré par les forces de l’ordre.



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