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Le parcours judiciaire de Robert Faurisson

Le négationniste français Robert Faurisson, décédé dimanche à l’âge de 89 ans, avait été plusieurs fois condamné au cours des quatre dernières décennies pour ses thèses contestant le génocide des juifs.

– Premières condamnations-

– Le 3 juillet 1981, le tribunal de Paris le condamne pour provocation à la discrimination, à la haine ou la violence raciale à trois mois d’emprisonnement avec sursis, à l’équivalent de 750 euros d’amende et 650 euros de dommages-intérêts envers la Licra.

– Le 8 juillet 1981, il est condamné à verser un franc symbolique à des associations d’anciens déportés, non pour ses prises de position mais pour manquement à un « devoir élémentaire de prudence » dans l’exposé de thèses de nature à choquer.

– Son éditeur Pierre Guillaume et lui-même publient en 1987 les Annales d’histoire révisionniste, revue qui est saisie le 25 mai 1987 par le tribunal de Paris, alors que s’ouvre le procès Barbie. Les poursuites qui suivront, à Agen, pour apologie de crimes de guerre, se termineront par un non-lieu le 3 novembre 1989.

– Loi Gayssot –

– Le 18 avril 1991, il est condamné à Paris à 15.240 euros d’amende avec sursis pour complicité de contestation de crimes contre l’humanité, pour avoir exposé ses thèses dans le mensuel « Le Choc du mois ». La peine sera réduite en appel, le 9 décembre 1992, à 4.572 euros d’amende. C’est la première application de la « loi Gayssot » du 13 juillet 1990, qui interdit de contester les crimes contre l’humanité définis en 1946 par le statut du tribunal de Nuremberg.

– En février 1997, le Comité des droits de l’homme de l’ONU rejette sa plainte contre la France pour « atteinte à sa liberté d’expression et d’enseignement ».


– Le 27 avril 1998, Robert Faurisson est condamné à 3.000 euros d’amende pour contestation de crime contre l’humanité par le tribunal de Paris pour un exposé de ses thèses dans Rivarol.

– Le 13 novembre 1998, poursuivi pour le même délit commis sur son site « aaargh », il est relaxé.

– Un mois ferme –

– Le 15 juin 2001, il est condamné à un mois de prison ferme à Fribourg (Suisse) pour discrimination raciale après la publication d’une brochure, « Le procès Amaudruz, une parodie de justice ». Il s’y plaignait d’avoir été empêché de témoigner en avril 2000 à Lausanne en faveur du révisionniste suisse Gaston-Armand Amaudruz.

– Le 3 octobre 2006, il est condamné à Paris à 3 mois de prison avec sursis et 7.500 euros d’amende pour complicité de contestation de l’existence de crime contre l’humanité, après avoir nié la réalité de l’Holocauste sur une chaîne satellitaire iranienne en 2005.

– Le 27 septembre 2016, il est condamné à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et 4.000 euros d’amende pour diffamation raciale, pour des propos niant l’existence des chambres à gaz nazies lors d’une conférence à Téhéran en 2006.

– Le 23 novembre 2016, il est condamné pour négationnisme à 10.000 euros d’amende, pour une publication sur internet.



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