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L’émissaire de l’ONU ira à Ryad pour rencontrer des responsables yéménites

L’émissaire de l’ONU pour le Yémen Martin Griffiths va rencontrer lundi à Ryad des responsables du gouvernement yéménite, après ses discussions avec les chefs rebelles à Sanaa, a indiqué samedi une source de l’ONU.

Le président Abd Rabbo Mansour Hadi et plusieurs membres de son gouvernement vivent en exil en Arabie saoudite, pays voisin qui intervient militairement depuis 2015 au Yémen en guerre pour aider le pouvoir face aux rebelles Houthis.

Le gouvernement Hadi siège à Aden, la grande ville du sud du Yémen, après avoir été chassé en 2015 par les rebelles de la capitale Sanaa.

La source de l’ONU n’a pas donné d’autres indications sur les discussions de M. Griffiths avec les responsables yéménites à Ryad, ni précisé la date de départ de l’émissaire onusien du Yémen.

En mission depuis mercredi au Yémen, M. Griffiths cherche à ouvrir la voie à des consultations de paix en Suède pour lesquelles il n’a pas fixé de date mais qui se tiendront en principe début décembre selon les Etats-Unis.

Samedi, l’émissaire de l’ONU a rencontré à Sanaa Mohammed Ali al-Houthi, un haut responsable rebelle, qui a dit ensuite devant les journalistes « espérer que la visite (de M. Griffiths) se conclura avec des résultats positifs ».

La veille, il s’est rendu pour la première fois dans la ville de Hodeida (ouest), principal front de la guerre au Yémen, mais où une trêve dans les combats est globalement respectée depuis une dizaine de jours.


A Hodeida, il a fait état d’un accord des rebelles pour des discussions sur un rôle majeur de l’ONU dans le port vital de la cité contrôlée par les insurgés et que les forces progouvernementales appuyées par une coalition militaire sous commandement saoudien tentent de reprendre depuis des mois au prix de combats meurtriers.

Jeudi à Sanaa, M. Griffiths a aussi rencontré le chef des rebelles Houthis, Abdel Malik al-Houthi.

Les derniers pourparlers, organisés sous l’égide de l’ONU à Genève en septembre, avaient échoué, les rebelles n’ayant pas fait le déplacement, disant craindre pour leur sécurité.

En mars 2015, l’Arabie saoudite sunnite a pris la tête de la coalition militaire pour aider le pouvoir à stopper une progression des Houthis, soutenus par l’Iran, puissance régionale chiite rivale du royaume saoudien.

Le pays est aujourd’hui quasiment divisé en deux, les loyalistes contrôlant le sud et une bonne partie du centre tandis que les rebelles tiennent Sanaa ainsi que le nord et une grande partie de l’ouest dont Hodeida.



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