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Les députés de l’opposition se retirent de la Médiation pour la composition du bureau de l’Assemblée nationale

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Les députés de l’opposition ont annoncé, mardi face à la presse, leur retrait de la Médiation initiée par la Représentante de l’Union Africaine à la demande du Président de l’Assemblée nationale en vue de la mise en place du Bureau de la Chambre basse du Parlement.Selon la députée Yasmina Ouégnin, Porte-parole des Groupes parlementaires Pdci-Rda, Rassemblement et Vox Populi (Opposition), cette décision découle de « la volonté manifeste et continue du Président de l’Assemblée nationale de violer la Constitution de notre pays et le Règlement de notre Institution ».

« Hier, lundi 27 mai 2019, soit plus de 10 jours après le début de la Médiation et malgré de nombreux échanges, le Président de l’Assemblée nationale refuse avec obstination d’accéder à la nouvelle proposition faite par les groupes parlementaires de l’opposition de se délester de 3 postes (un (1) Vice-président et de deux (2) secrétaires)  sur les onze (11) qui leur reviennent de droit ; attitude de M. Amadou Soumahoro est en contradiction avec l’esprit de dialogue et d’ouverture dont il se proclame ces derniers temps ‘’, a expliqué Mme Ouégnin.

En outre, les trois groupes parlementaires ont décidé « de ne pas appartenir au Bureau de l’Assemblée nationale, illégalement constitué, ainsi qu’aux Bureaux des différentes commissions permanentes, d’engager toutes les actions légales, au plan national et international, à l’effet de corriger ce grave dysfonctionnement institutionnel et d’exercer un recours juridictionnel dans les meilleurs délais », a indiqué la députée de Cocody qui avait à ses côtés les présidents des groupes parlementaires Pdci-Rda (Pr Maurice Kakou Guikahué), Rassemblement (Célestine Olibé Tazéré) et Vox Populi (Martin N’bolo).


Cependant, pour assurer la meilleure représentation possible des intérêts des populations ivoiriennes qui les ont élus, les députés de l’opposition s’engagent à participer aux travaux parlementaires.

Car, « de nombreuses préoccupations d’intérêt national, telles que la crise de l’éducation nationale, les questions sécuritaires et la résurgence des différends inter-communautaires notamment, méritent d’être examinées avec célérité par la Représentation nationale », a conclu Yasmina Ouégnin. 



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