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Les greffiers dénoncent des « mutations-sanctions» et menacent de paralyser l’appareil judiciaire

Les Greffiers ivoiriens réunis au sein du Syndicat national des Greffiers de Côte d’Ivoire (SYNAGCI) ont décidé, à l’issue d’une Assemblée générale tenue le 6 octobre de prendre en mains leur «destin» pour exiger « le règlement» de leurs revendications, en dénonçant des «mutations-sanctions» des leaders syndicaux.A en croire Me Abel Boli Bi Youan, président dudit syndicat qui a  rendu publiques, mardi, les décisions de l’Assemblée générale dans une  conférence de presse dont la déclaration a été transmise à APA, «la  tutelle joue au chat et à la souris avec nous, en faisant mine de  prendre nos revendications en compte sans réellement rien faire».

Outre  les revendications non  «satisfaites malgré les accords signés avec la  tutelle», celle-ci, poursuit Me Youan, est dans une «logique de briser  du syndicaliste».

«37 de nos camarades dont 8  membres du Bureau national exécutif (les deux vice-présidents, le  secrétaire général et son adjoint, la trésorière et son adjoint ainsi  que le commissaire aux comptes) viennent d’être mutés», s’indigne-t-il.

Poursuivant  Me Abel Boli Bi Youan rélève que ces mutations sont «en violation  flagrante du protocole d’accord portant trêve sociale» entre le  gouvernement et les organisations syndicales de la fonction publique qui  fait obligation à l’État «du respect des libertés syndicales en son  article 3».


«Mieux, l’article 4 de ce protocole  engage l’État à lever toutes les dispositions et sanctions prises (…)  dans le cadre des grèves depuis 2017», précise-t-il.

Le  président du SYNAGCI atteste que par ce procédé , « le gouvernement  «veut détourner l’attention des Greffiers de la mise en oeuvre effective  des revendications acquises lors de la signature du protocole d’accord  portant trêve sociale ».

«Il s’agit, notamment,  de la reformulation de l’arrêté No 486 du 13/9/2018 portant ouverture  du concours spécial à certains fonctionnaires, la prise de décret  d’application de la loi No 744-978 du 23/12/1998 et les questions  d’émoluments et indice», explique Me Boli Bi qui n’exclue pas « un  débrayage des Greffiers les jours, semaines ou mois à venir, pour se  faire entendre ».

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