International › AFP

Les principaux accords économiques annoncés entre France et Chine

Les présidents français Emmanuel Macron et chinois Xi Jinping ont annoncé lundi une série de contrats et d’investissements réciproques représentant une quarantaine de milliards d’euros, dont une commande de 300 avions Airbus, bien plus importante qu’un pré-accord annoncé voici plus d’un an.

– Aéronautique et transports –

– L’entreprise chinoise CASC (China Aviation Supplies Holding Company) va commander 300 Airbus – 290 A320 et 10 A350, soit bien plus que les 184 appareils prévus par un accord préliminaire annoncé il y a plus d’un an.

L’avionneur européen n’a pas dévoilé le montant que représente le contrat avec CASC, mais au prix catalogue 2018, cela représente plus 35 milliards de dollars.

Airbus a, par ailleurs, signé un contrat avec l’exploitant chinois de satellites 21AT pour coopérer sur le développement de services d’imagerie à haute résolution.

– L’armateur français CMA CGM, numéro trois mondial du transport maritime par conteneur, va faire construire par la China State Shipbuilding Corporation (CSSC), l’un des deux principaux conglomérats publics chinois de construction navale, dix nouveaux porte-conteneurs, pour un montant estimé de 1,2 milliard d’euros.

– L’industriel chinois Quechen Silicon Chemical va investir 105 millions d’euros à Fos-sur-Mer, dans le Grand port de Marseille, dans une usine de production de silice. L’annonce, confirmée ce lundi, avait déjà été faite il y a un an.

– La filiale française du constructeur Liebherr, spécialisée dans les équipements aéronautiques, a signé un contrat d’une quarantaine de millions d’euros avec l’avionneur chinois Comac.

– Energie et industrie –

– Le français EDF va investir environ un milliard d’euros dans deux projets de parc éolien en mer de Chine au large de la province du Jiangsu, au nord de Shanghai pour une capacité totale de production de plus de 500 mégawatts.

EDF a en parallèle signé un contrat pour l’exploitation du réseau de chaleur et de climatisation d’un quartier de la ville de Wuhan (centre du pays). Selon l’Elysée, ce contrat s’élève à environ 100 millions d’euros.


– L’industriel français Fives et le constructeur chinois China National Materials (CNBM) vont collaborer sur la mise en oeuvre de « technologies vertes », notamment en Afrique. Selon l’Elysée, l’accord représente un milliard d’euros, mais il ne précise pas la répartition.

– Le fournisseur d’électricité Quadran, filiale du français Direct Energie, et la Banque publique d’investissement française (BPIFrance), ont signé avec le spécialiste chinois des déchets Sus Environement un protocole d’accord pour le développement des énergies renouvelables. L’Elysée évoque un montant entre un et 1,5 milliard d’euros, là encore sans plus de de détails.

– Le groupe français de matériel électrique Schneider Electric va coopérer avec le constructeur chinois Power Construction Corporation (PCC) pour moderniser les usines de celui-ci en Chine, en Arabie saoudite et à Dubai. L’Elysée estime potentiellement à six milliards d’euros le montant de ces accords.

Bank of China, l’une des principales banques du pays, va par ailleurs travailler avec Schneider Electric pour faciliter le financement des projets de celui-ci dans d’autres pays.

– Agriculture –

– Les exportations de pattes, têtes et ailes de poulets congelés français vers la Chine devraient reprendre dans les prochains mois, avec un accord levant l’embargo sur les volailles imposé depuis la grippe aviaire de 2015. En 2015, la France avait exporté 3.570 tonnes de viande de volaille pour un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros, selon l’organisme FranceAgriMer. Depuis, aucune viande de volaille française n’a été vendue en Chine.

– Un autre accord va permettre d’ouvrir en une seule fois le marché chinois à l’ensemble des mollusques français alors que les ouvertures sont en général attribuées au cas par cas, a précisé l’Elysée.

– Banque et finance –

– La banque française BNP Paribas a signé un protocole d’accord avec Bank of China afin d’être présent sur le marché obligataire chinois. L’obtention de ces licences, déjà annoncée fin 2018, représente, selon l’Elysée, un marché de six milliards d’euros les trois prochaines années.

– BNP Paribas et la société d’investissements française Eurazeo ont aussi signé un accord préliminaire avec le chinois China Investment Corporation (CIC) pour lancer un fond commun destiné à gérer un milliard d’euros afin d’appuyer le développement en Chine de groupes français.



0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut