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Les tentatives militaires françaises de libération d’otages

La France a décidé à plusieurs reprises, par le passé, de mettre fin par la force à des prises d’otages dont étaient victimes des Français à l’étranger, à l’instar du raid mené vendredi au Burkina Faso.

Quatre otages – deux touristes Français, une Américaine et une Sud-coréenne – ont été libérés lors de cette intervention des forces spéciales françaises, au cours duquel deux militaires français ont été tués. Quatre ravisseurs sont morts dans l’opération.

Rappel des autres cas connus depuis une dizaine d’années.

– Les cas d’otages libérés –

– JEAN-YVES ET BERNADETTE DELANNE : le 16 septembre 2008 ce couple de Français retenus en otages depuis le 2 septembre par des pirates somaliens est libéré lors d’une opération menée par le commando Hubert du commandement des opérations spéciales (COS) avec l’appui de la frégate Courbet. Un pirate est tué.

– 22 OTAGES FRANÇAIS DU PONANT : le 11 avril 2008 des forces spéciales françaises héliportées capturent six Somaliens soupçonnés d’avoir participé à la prise d’otages du navire de croisière Le Ponant, dans le golfe d’Aden. Les suspects sont interceptés alors qu’ils fuient en voiture avec la rançon de 2,15 millions de dollars, versée par l’armateur CMA CGM. Les pirates venaient de libérer les 30 membres d’équipage du navire, dont 22 Français, sept jours après avoir pris possession du navire.

– Les raids qui ont échoué –


– DENIS ALLEX : dans la nuit du 12 janvier 2013, un commando des services secrets français débarque en Somalie et tente de libérer un agent de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure, services secrets français), Denis Allex (un pseudonyme), capturé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio (Somalie) par les islamistes radicaux shebab. Mais le raid échoue: l’otage et deux membres du commando sont tués, ainsi qu’au moins dix-sept shebab.

Un autre agent de la DGSE enlevé en même temps que Denis Allex avait réussi à recouvrer la liberté en août 2009.

– ANTOINE DE LEOCOUR et VINCENT DELORY : le 8 janvier 2011, les deux jeunes Français, enlevés la veille à Niamey (Niger), sont tués en territoire malien au cours d’une intervention militaire franco-nigérienne destinée à les secourir.

Selon les expertises des corps révélées en février 2012, Vincent Delory est mort brûlé dans l’incendie du véhicule qui le transportait, tandis qu’Antoine de Léocour a été exécuté par ses ravisseurs. Trois militaires nigériens sont tués lors de l’assaut. Du côté des preneurs d’otages, quatre membres d’Aqmi sont tués et quatre autres capturés.

– MICHEL GERMANEAU : cet ancien ingénieur et militant humanitaire de 78 ans est enlevé dans le nord du Niger le 19 avril 2010, puis transféré au Mali. Le 22 juillet, un raid franco-mauritanien pour tenter de le libérer, au cours duquel sept membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont tués, échoue. Le 25 juillet, Aqmi revendique l’exécution du retraité.

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