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L’exploitation par l’Ethiopie du barrage de la Renaissance est une violation de la Déclaration de principes de 2015 (MAE égyptien)

Par Mohamed Fayed — Le ministère égyptien des Affaires étrangères a considéré que l’annonce faite l’Éthiopie de l’exploitation du barrage de la Renaissance est une « violation de l’accord de la Déclaration de principes signé en 2015 ».L’Ethiopie a lancé dimanche officiellement la première production d’électricité du Grand barrage de la Renaissance avec une puissance de 375 MW.

Le lancement officiel de cette première exploitation de ce méga-barrage a été présidé pat le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed en présence de plusieurs hauts responsables.

Selon la diplomatie égyptienne, l’exploitation unilatérale du barrage de la Renaissance, « est une étape supplémentaire de la part de l’Éthiopie dans la violation de ses obligations en vertu de l’accord de déclaration de principes de 2015 signé par le Premier ministre éthiopien ».

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a salué, ce dimanche, le lancement du processus de production d’électricité à partir du barrage de la Renaissance, félicitant les citoyens pour cette réalisation.

Dans un tweet, Abiy Ahmed a déclaré qu' »aujourd’hui, la première turbine du barrage de la Renaissance, la plus grande centrale électrique d’Afrique, a commencé à produire de l’électricité ».

« Cette étape est une bonne nouvelle pour notre continent et les pays en aval avec lesquels nous aspirons à travailler », a-t-il ajouté.

Juillet 2021, l’Ethiopie avait achevé le deuxième remplissage du Grand barrage la Renaissance avec plus de 13,9 milliards de mètres cubes d’eau.

Le Gerd (« Grand Ethiopian Renaissance Dam ») constitue, depuis le lancement du projet en 2011, une sérieuse pomme de discorde avec le Soudan et l’Egypte, tous deux tributaires du Nil pour leurs ressources hydrauliques.


Le Caire invoque un « droit historique » sur le fleuve, garanti depuis un traité signé en 1929 entre l’Egypte et le Soudan, alors représenté par la Grande-Bretagne, puissance coloniale. L’Egypte avait obtenu un droit de veto sur la construction de projets sur le fleuve.

En 1959, après un accord avec Khartoum sur le partage des eaux, l’Egypte s’était attribué un quota de 66% du débit annuel du Nil, contre 22% pour le Soudan.

N’étant pas partie prenante de ces accords, l’Ethiopie ne s’est jamais considérée liée par eux et, en 2010, un nouveau traité signé par les pays du bassin du Nil, malgré l’opposition de l’Egypte et du Soudan, supprime le droit de veto égyptien et autorise des projets d’irrigation et de barrages hydroélectriques.

Saisi l’été dernier, l’ONU avait recommandé aux trois pays de poursuivre leurs pourparlers sous l’égide l’Union africaine (UA). Le Caire et Khartoum, inquiets pour leur approvisionnement en eau avaient demandé à Addis Abeba de stopper le remplissage du barrage.

L’Ethiopie avait néanmoins procédé en juillet dernier à la seconde phase de remplissage du barrage, annoncé comme un des plus gros d’Afrique avec un objectif de production initiale de 6.500 mégawatts, revue à la baisse à 5.000 MW, pour un coût total estimé à 4,2 milliards de dollars (3,7 mds d’euros).

Situé sur le Nil Bleu, à une trentaine de kilomètres de la frontière soudanaise, le Grand barrage de la Renaissance est long de 1,8 kilomètre et haut de 145 mètres.


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