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L’Iran doit répondre « à la diplomatie par la diplomatie », dit un envoyé américain

L’Iran « doit répondre à la diplomatie par la diplomatie, pas par la force », a déclaré vendredi l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Brian Hook, lors d’une visite en Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis et grand rival de Téhéran.

S’adressant à la presse à l’issue d’une rencontre avec des responsables saoudiens sur la base aérienne d’Al-Kharj, à une centaine de kilomètres au sud de Ryad, il a accusé l’Iran d’être « responsable de l’aggravation des tensions dans la région ».

« Ils continuent de rejeter nos ouvertures diplomatiques », a affirmé l’envoyé de l’administration du président américain Donald Trump.

« Le président Trump et le secrétaire d’État Pompeo l’ont fait savoir clairement: nous sommes ouverts au dialogue », a-t-il ajouté. « L’Iran a répondu en repoussant la main tendue diplomatiquement par le Premier ministre (japonais, en visite à Téhéran Shinzo) Abe puis en attaquant un navire japonais », a-t-il poursuivi.

« Notre diplomatie ne donne pas à l’Iran le droit de répondre par la force militaire », a ajouté le diplomate, assurant que la campagne américaine en cours de « pression maximum sur l’Iran porte ses fruits ».

Les tensions n’ont cessé de monter entre les États-Unis, fidèle allié de l’Arabie Saoudite, et l’Iran depuis que le président américain a décidé en mai 2018 de retirer unilatéralement son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran.

Ces dernières semaines le ton est encore monté après des attaques de pétroliers dans la région du Golfe imputées par les Etats-Unis à l’Iran qui dément.


Jeudi un missile sol-air iranien a abattu un drone américain au-dessus de la mer d’Oman. L’Iran affirme que l’appareil avait pénétré dans son espace aérien alors que Washington assure qu’il a été touché dans l’espace aérien international.

Avant sa visite sur la base saoudienne d’Al-Kharj, Brian Hook s’est entretenu vendredi entre autres avec Khaled Ben-Salman, vice-ministre saoudien de la Défense.

Après cette rencontre, ce dernier a déclaré, dans une série de tweets, qu’il avait « réaffirmé le soutien du royaume à la campagne américaine de pression maximale sur l’Iran ».

« Nous avons aussi évoqué avec le représentant américain pour l’Iran le rôle dangereux que joue le régime iranien au Yémen », a-t-il tweeté.

L’Arabie saoudite intervient militairement au Yémen voisin en soutien aux forces progouvernementales contre des rebelles Houthis soutenus politiquement par l’Iran.



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