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Macron a-t-il répondu aux principales revendications des « gilets jaunes » ?

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Référendum d’initiative citoyenne, baisse des impôts, retour de l’ISF: alors qu’Emmanuel Macron a salué, jeudi, les « justes revendications » à l’origine du mouvement des « gilets jaunes », le chef de l’Etat a répondu à certaines de leurs demandes, mais pas à toutes.

– Mise en place du RIC: NON

La mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), revendication phare de nombreux « gilets jaunes », « me semble remettre en cause la démocratie représentative », a déclaré Emmanuel Macron, qui a seulement ouvert la porte à des RIC au niveau local. Le chef de l’Etat a en revanche annoncé une réforme du référendum d’initiative partagée (RIP), actuellement très difficile à mettre en place car il nécessite le soutien de 20% des parlementaires et 4,5 millions de signatures. Le chef de l’Etat a proposé d’abaisser ce seuil à « un million de citoyens ».

– Rétablissement de l’ISF: NON

Comme prévu, Emmanuel Macron a fermé la porte au rétablissement immédiat de l’impôt sur la fortune (ISF), remplacé au 1er janvier 2018 par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). « C’est une réforme pour produire, pas un cadeau pour les plus fortunés. Cette partie de la réforme, je juge de mon devoir de la défendre », a souligné Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a cependant répété que la suppression de l’ISF serait « évaluée en 2020 ». Et « si elle n’est pas efficace, nous la corrigerons », a-t-il promis.

– Baisse des impôts: OUI

Face à la demande de plus de justice fiscale, le chef de l’Etat a promis de réduire « significativement » l’impôt sur le revenu dès janvier 2020, à hauteur d’environ 5 milliards d’euros. Bercy a précisé vendredi que près de 15 millions de foyers fiscaux seraient concernés et va proposer que la réduction d’impôt se concentre « essentiellement » sur la première tranche, « celle à 14% de l’impôt sur le revenu ».

– Services publics: EN PARTIE

Alors que le maintien et le renforcement des services publics figurent au cœur des revendications de nombreux « gilets jaunes », Emmanuel Macron a concédé que l’Etat doit « cesser la fermeture des services publics » et annoncé qu’il ne voulait plus aucune fermeture « ni d’hôpitaux ni d’écoles » d’ici 2022. « Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de réorganisation. Elles sont parfois indispensables », a-t-il toutefois ajouté.

Le chef de l’Etat souhaite aussi déployer « plus de fonctionnaires sur le terrain », assurer l’accès aux services publics à moins de 30 minutes et développer des maisons « France Service » regroupant les services de l’État. Il s’est également dit prêt à « abandonner », s’il n’est « pas tenable », l’objectif de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat.


– Revalorisation des retraites: OUI

Le président de la République a annoncé que les retraites « de moins de 2.000 euros » seront réindexées sur l’inflation en 2020, mesure attendue, mais aussi qu’aucune pension n’augmentera moins vite que les prix à partir de 2021. Il a par ailleurs souhaité que « la retraite minimale » pour une carrière complète soit portée à 1.000 euros.

– La reconnaissance du vote blanc: NON

« Blanc, c’est l’agrégation des rejets des refus, c’est trop facile », a fait valoir Emmanuel Macron pour justifier son refus d’instaurer la comptabilisation du vote blanc, revendication récurrente des « gilets jaunes ». Le président de la République a également rejeté l’instauration du vote obligatoire, qui existe dans plusieurs pays voisins. « Je ne crois pas qu’on répond à la crise démocratique par la contrainte », a-t-il dit.

– L’introduction d’une dose de proportionnelle: OUI

Dans le cadre de la réforme des institutions, M. Macron s’est dit favorable à l’introduction d’une dose de 20% de proportionnelle à l’Assemblée. Il a également souhaité « accroître » cette dose au Sénat. Quant à la réduction du nombre de parlementaires, M. Macron s’est dit prêt à abaisser à 25% son engagement de 30%.

– 80 km/h et TVA sur les produits de première nécessité: NON

L’annulation de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire et une TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité n’ont pas été évoquées par le chef de l’Etat jeudi.



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