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Magal Touba 2018 : le spirituel et le temporel, temps forts du discours du khalife

Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, présidant lundi la cérémonie officielle de l’édition 2018 du Grand Magal de Touba, a appelé ses coreligionnaires à suivre les recommandations de l’islam et les acteurs politiques à surtout œuvrer pour la pacification du champ politique sénégalais. »On doit préserver notre religion, l’islam, et appliquer les recommandations de notre Seigneur en évitant surtout ses interdits », a déclaré le guide religieux dans un texte lu par son porte-parole, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké.

Célébrant son premier Magal à la tête du khalifat mouride, Serigne Mountakha Mbacké a également demandé à ses coreligionnaires « d’éviter tout ce qui peut causer la discorde entre (eux), en se tenant la main dans la main, en gardant nos coeurs purs. Si on fait cela, les ennemis de l’islam ne pourront rien contre nous ».

Le marabout octogénaire a également exhorté à ses concitoyens « d’oeuvrer chacun là où il se trouve pour le bien, car l’être humain est le représentant de Dieu sur terre ». Et surtout de diminuer les « actes dénués de sérieux » dont la finalité est le « pervertissement d’une société ».

Par ailleurs, le petit-fils de Serigne Touba a également demandé aux politiques sénégalais « d’éviter tout ce qui peut être source de conflit entre eux. Parce que quand il survient, ses méfaits peuvent dépasser celui qui l’a enclenché ».

Représentant la délégation gouvernementale, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a sollicité les prières du khalife en vue des prochaines échéances électorales du pays, notamment la présidentielle de février 2019.


Il a affirmé en outre que « les travaux que le président (Macky Sall) a entamés à Touba dépassent de loin ce qu’il a comme volonté de faire » pour cette ville religieuse. Son objectif est de « les continuer » s’il réussit à obtenir un second mandat, a précisé Aly Ngouille Ndiaye, se présentant également comme disciple mouride.

Le Grand Magal de Touba, un « jour de grâce », rappelle le ministre, commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon, en 1895. Célébré hier dans la « ville sainte » pour sa 124e édition, il coïncide chaque année au 18 safar du calendrier musulman.

Le guide spirituel des mourides, Serigne Touba, qui se présentait également comme le « serviteur du prophète Mohamed » (Khadimou Rassoul), était persécuté par ses ennemis de l’époque, les colons français, à cause de sa foi et de ses actions au service de son Seigneur.

Selon le ministre de l’Intérieur sénégalais, c’est son fils « Serigne Fallou Mbacké (2e khalife des mourides) qui demanda pour la première fois, en 1948, à ce qu’on vienne célébrer le Grand Magal à Touba », ville de près d’un million d’habitants située dans la région de Diourbel, au centre du Sénégal.



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