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Maroc : Le gouvernement souscrit à une nouvelle Ligne de Précaution et de Liquidité

Le ministre marocain de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun a annoncé que le gouvernement souscrire à une nouvelle Ligne de Précaution et de Liquidité auprès du Fonds monétaire international (FMI).« Nous avons demandé à souscrire à une nouvelle Ligne de précaution et de liquidité auprès du Fonds monétaire international», a révélé le ministre qui s’exprimait lors d’un point de presse, mardi octobre à Rabat consacrée à la présentation du Projet de loi de finances 2018.

Le montant n’a toutefois pas encore été arrêté, a-t-il ajouté. Les pourparlers avec le FMI se poursuivent à ce sujet. «Nous espérons qu’elle sera au rendez-vous d’ici la fin de l’année», affirme Benchaâboun.

Le ministre a également révélé que la nouvelle charte de l’investissement sera bientôt présentée en Conseil de gouvernement par le ministre de l’Industrie, avant d’emprunter le circuit d’adoption au Parlement. Le département en question est en train de mettre les dernières touches sur les mesures incitatives destinées à encourager l’investissement, en particulier celui émanant du secteur privé», souligne le ministre.

Au registre boursier, le ministre a annoncé le retour aux privatisations de certains entreprises publiques (5 à 6 milliards de dirhams budgétisés au titre des recettes de privatisation en 2019) avec pour objectif de dynamiser la Bourse de Casablanca. « Nous allons profiter de ce processus d’ouverture du capital des entreprises publiques pour dynamiser la Bourse de Casablanca, soit en y injectant du papier neuf, soit en apportant de nouvelles liquidités au marché des capitaux », a-t-il révélé.

La liste des entreprises privatisables n’a encore pas été arrêtée, a affirmé Benchaaboun qui s’est contenté de dire que l’opération touchera les entreprises dans lesquelles l’Etat détient encore une participation capitalistique, n’excluant pas le cas de Maroc Telecom.


En outre, le ministre a annoncé un vaste chantier de restructuration du portefeuille des Etablissements et entreprises publics (EEP). Ces derniers, insiste-t-il, doivent se débarrasser de toute filiale ne relevant pas de leurs missions principales. Les filiales concernées seront cédées au secteur privé, soit les rattacher à un autre EEP ayant une mission similaire. Ce travail de restructuration va permettre aux EEP concernés de disposer de moyens financiers et ainsi pouvoir régler leurs arriérés de paiement », a-t-il expliqué.

Concernant la récupération par l’Etat des arriérés de la TVA, le ministre des Finances a fait savori que l’Etat a régularisé sa situation vis-à-vis du Groupe OCP en réglant les 20,4 milliards de dirhams d’arriérés en matière de crédit TVA. «L’Etat a remboursé tout le stock cumulé jusqu’à fin juin pour l’ensemble des filiales du groupe OCP et jusqu’à fin mars pour une autre filiale», a-t-il assuré.

Le ministre a révélé pour la première fois le taux de sortie négocié avec les banques dans le cadre d’une opération d’affacturage visant le remboursement des arriérés de l’Etat au titre du crédit TVA au profit des établissements et entreprises publics (EEP). Ce taux est fixé à 3,25% par an. « Un niveau inférieur au taux du marché, sachant qu’il correspond à une durée de cinq à dix ans», s’est-il félicité.

L’argentier du Royaume a annoncé qu’une sortie du Trésor à l’international est prévue pour début 2019, , sans toutefois indiquer le montant que le gouvernement compter lever sur le marché de la dette en devises. Selon les chiffres communiqués par la directrice du Trésor, la dette du Trésor rapportée au PIB se situerait à 66,7% à fin 2018 et devrait atteindre 67,1% en 2019.

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