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Maroc : Le taux de croissance du PIB est de 4,1 pc en 2017

Le Produit intérieur brut (PIB) du Maroc a réalisé un taux de croissance de 4,1 pc en 2017 grâce notamment aux conditions climatiques favorables, a indiqué le gouverneur de la Banque Centrale, Abdellatif Jouahri.« Cette amélioration a permis la création d’un nombre important d’emplois, qui est resté toutefois insuffisant pour absorber les nouveaux demandeurs sur le marché du travail, entraînant ainsi une légère hausse du taux de chômage », a-t-il affirmé dans son rapport, présenté dimanche au Roi Mohammed VI, sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2017.

Au niveau des équilibres macroéconomiques, il a notamment précisé que le déficit budgétaire s’était allégé à 3,6 pc du PIB et que le déficit du compte courant était revenu à 3,6 pc du PIB, contribuant à maintenir les réserves internationales nettes à un niveau permettant de couvrir près de six mois d’importations.

L’exercice budgétaire de l’année 2017 a été marqué, au niveau des recettes, par un rebond des produits de l’IS et de la TVA ainsi que par d’importantes rentrées de dons des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui ont atteint 9,5 milliards DH (1 euro = 11 DH).

L‘année dernière, la masse salariale a connu un recul historique. Elle a baissé de -0,2%, une première depuis 1994, et son ratio au PIB est revenu ainsi à 9,8%, souligne le document de la banque centrale. La masse salariale s’est chiffrée à 104,6 milliards DH, résultat d’un repli de 35,9% des rappels et d’une augmentation de 1,1% de sa composante structurelle.

Par ministère, celui de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’est accaparé 40,3% de cette dépense, l’Administration de la défense nationale 22,1%, l’Intérieur 16,2% et celui de la Santé 7,3%.


Sur un autre registre, la charge de la compensation a augmenté pour la deuxième année de suite, se chiffrant ainsi à 15,3 milliards de DH. Cela s’explique par la montée des cours mondiaux des produits pétroliers.

Globalement, l’exercice s’est soldé par un déficit de 37,8 milliards de DH en hausse de 4,8 milliards par rapport aux prévisions de la Loi de finances 2017. Il s’agit toutefois d’une atténuation de 7,6 milliards de DH par rapport à 2016, ce qui s’explique par l’amélioration de 5,7% des recettes ordinaires et des augmentations de 2,7% des dépenses globales et de 1,6 milliard du solde des comptes spéciaux du Trésor.

Pour les dépenses globales, elles se sont chiffrées à 297 milliards, soit une hausse de 2,7%, quasiment la même progression qu’en 2016. Cette évolution reflète une hausse de 2% à 230,1 milliards des dépenses ordinaires et de 5,1% à 66,9 milliards de l’investissement. Les dépenses de biens et services se sont accrues de 1% à 163,4 milliards, soit 97,3% du montant programmé.


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