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Maroc : vers le lancement d’un projet sur des arbres fruitiers pour autonomiser les femmes

L’association humanitaire française ‘’Sona » va lancer d’ici « quelques temps » au Maroc un projet de plantations d’arbres fruitiers destiné à des femmes, dans le but de les aider à être « plus indépendantes financièrement », a déclaré son président, le Sénégalais Youssouf Ba.« Dans quelques temps, je reviendrai au Maroc pour un projet au niveau de l’écologie. Ce que l’on compte faire, c’est planter des arbres fruitiers et de les confier à une coopérative de femmes pour qu’elles puissent les entretenir et obtenir des fruits, et d’être un peu plus indépendantes financièrement », a affirmé M. Ba à APA, interrogé en marge du forum sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, tenu dans la ville marocaine de Marrakech du 12 au 13 décembre dernier.

Au cours de ce forum, Youssouf Ba, par ailleurs consultant en informatique, a particulièrement axé ses interventions sur le projet de « l’intelligence artificielle en offline dans les zones rurales ».

Ainsi, a-t-il précisé, son association s’active à travers le monde sur deux principaux thématiques, à savoir le développement durable, avec « pas mal de projets liés à l’écologie », et l’éducation.

Dans ce domaine notamment, Sona fait en sorte que « la construction d’écoles (soit) de façon traditionnelle avec de l’argile et de la terre cuite pour conserver le savoir (-faire) local », a indiqué Youssouf Ba.

« Une fois ces écoles construites », a-t-il poursuivi, l’association Sona « apporte la technologie ».


Toutefois, Sona n’a « pas pour ambition d’apporter complétement l’intelligence artificielle en offline dans cette zone, parce que celle-ci est très lourde en termes de puissance de calcul », a précisé M. Ba, rappelant par ailleurs que l’une de leurs missions dans ce domaine est de permettre aux populations qui  vivent dans les zones reculées « d’avoir accès non seulement à la technologie numérique et aux bénéfices de l’intelligence artificielle ».

En outre, Youssouf Ba a souligné que son « association a creusé un puits dans un village au Fouta », au nord du Sénégal.

« Pourquoi un puits ? On s’est rendu compte que si on construisait une école d’abord les gens auraient un problème plus important qui est celui de la sécurité alimentaire et de l’eau. On s’est dit si on apportait l’eau d’abord, les populations pourront se concentrer sur d’autres choses », a expliqué le président de Sona, également notant l’arrivée « d’autres projets (…) comme la construction d’une école au Cambodge ».

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