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Mexique: le candidat de gauche Lopez Obrador grand favori de la présidentielle

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Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador est le grand favori des élections présidentielles au Mexique, marquées par la mort dimanche de deux militants abattus par balles, qui s’ajoutent à la centaine de victimes enregistrée durant la campagne.

« C’est un jour historique » a lancé à la presse le vétéran de gauche, surnommé « AMLO », ses initiales, avant de voter à Mexico.

« Nous allons réussir cette transformation sans violence, de manière pacifique » et « bannir du pays la corruption, le principal problème du Mexique », a promis celui qui a déjà échoué deux fois à l’élection, et qui s’est engagé à chasser « la mafia du pouvoir ».

La coalition menée par Lopez Obrador semblait en bonne voie pour enregistrer une large victoire, et obtenir au moins cinq postes de gouverneurs sur les neuf en jeu.

Son parti était en tête dans les Etats du Veracruz, Morelos, le Chiapas, Tabasco ainsi que dans la capitale où la victoire de Claudia Sheinbaum, une fidèle de AMLO, était annoncée, d’après des sondages de sortie d’urne.

Cette scientifique de 56 ans devenait ainsi la première femme élue au poste de gouverneur de la ville de Mexico.

Dans trois autres Etats, les résultats étaient plus serrés et ne permettaient pas d’annonce un vainqueur, selon les instituts de sondage.

A 64 ans, Lopez Obrador veut capitaliser sur l’exaspération générale et se présente comme le candidat anti-système qui chassera « la mafia du pouvoir » après le mandat de l’impopulaire Enrique Peña Nieto.

Dans les sondages, il est crédité de plus de 20 points d’avance sur les candidats des partis traditionnels.

– Deux nouveaux meurtres –

La campagne électorale est déjà considérée comme « la plus sanglante » de l’Histoire du Mexique, avec au moins 145 assassinats d’hommes politiques – dont 48 candidats ou pré-candidats -, selon le cabinet d’études Etellekt.

Dimanche, alors que quelque 89 millions d’électeurs Mexicains étaient appelés aux urnes, deux militants ont été tués par balles.

Flora Resendiz Gonzalez, du Parti des Travailleurs (PT, opposition) a été abattue près de son domicile, dans l’Etat du Michoacan (ouest), peu avant l’ouverture des bureaux de vote pour les élections mexicaines.

Plus tard, Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PRI), le parti au pouvoir, était tué à Acolihuia, dans l’Etat de Puebla (centre).


« Nous exigeons que l’Etat garantisse la sécurité du processus électoral » a indiqué le PRI dans un communiqué.

« AMLO » semble le mieux placé pour capitaliser sur l’exaspération des Mexicains face à l’augmentation sans fin de la violence criminelle et il promet de lutter contre la pauvreté qui gonfle les rangs des cartels.

« Pour la première fois, l’Histoire s’écrira du côté des pauvres », commentait à l’AFP Salvador Sanchez, 82 ans, devant le bureau de vote du candidat.

Derrière « AMLO », le jeune conservateur Ricardo Anaya, 39 ans, vante sa « modernité » à la tête d’une coalition de droite et de gauche (formée par le PAN, le PRD et le Movimiento Ciudadano), s’engageant à développer le renseignement pour lutter contre les groupes criminels.

Il devance José Antonio Meade, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, droite), un indépendant quatre fois ministre, choisi par le parti au pouvoir, classé seulement troisième en raison de l’image de corruption et clientélisme de ce parti.

– 18.000 mandats renouvelés –

Outre le mandat présidentiel, les 89 millions d’électeurs mexicains renouvellent en effet plus de 18.000 mandats, dont les sièges de 500 députés et 128 sénateurs, ainsi que de nombreux postes régionaux ou locaux.

Les premiers résultats officiels sont attendus vers 04H00 GMT lundi, quelques heures avant un très attendu match de huitième de finale du Mondial de Russie, où le Mexique affrontera le Brésil, de quoi détourner l’attention de la population.

Pourtant, si les pronostics se confirment, les élections marqueront un tournant dans la vie politique du Mexique, avec un président de gauche pour la première fois de son histoire moderne.

AMLO, ancien maire de Mexico (2000-2005), propose un « gouvernement austère, sans luxe ni privilèges », qui réduira de jusqu’à 50% les salaires des hauts fonctionnaires, dont le sien, et promet de transformer en centre culturel la résidence présidentielle de Los Pinos, « hantée » selon lui par les turpitudes des précédents présidents.

De nombreux Mexicains et analystes critiquent son manque de propositions concrètes et sa rhétorique « populiste », craignant qu’il n’entraîne le pays sur la voie du Venezuela.

Assurant que Trump « a hâte de (le) rencontrer », le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, a lui estimé sur Fox News qu' »une rencontre entre les deux dirigeants peut donner des résultats étonnants ».


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