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Migrations : Le Pacte mondial adopté à Marrakech

Le Pacte mondial en faveur d’une migration, sûre, ordonnée et régulière a été adopté ce lundi 10 décembre 2018 à Marrakech, en présence de représentants de 159 pays étaient présents, sur les 193 membres de l’ONU.Cet événement est organisé par l’ONU et présidé par ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Nasser Bourita, en présence du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, et de ministres des Affaires étrangères,

Le pacte mondial des migrations n’est pas un document juridique contraignant. Il ne s’inscrit pas non plus contre la souveraineté des Etats. Malgré cela, les courants politiques populistes en particulier en Europe, ont mobilisé leurs troupes contre l’adoption de ce pacte.

« Ce moment est le produit inspiré d’efforts », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à l’ouverture des débats. « Nous ne devons pas succomber à la peur ou aux faux narratifs » sur la migration, a-t-il dit. Guterres a dénoncé les « nombreux mensonges » propagés sur cet accord, qui doit désormais faire l’objet d’un ultime vote de ratification, le 19 décembre prochain à l’Assemblée générale des Nations unies.

Le Pacte vise à renforcer « la coopération relative aux migrations internationales sous tous leurs aspects ». La sensibilité du sujet a poussé plusieurs pays dans le monde à renier leurs engagements en faveur de ce texte pourtant « juridiquement non contraignant ».

D’environ 40 pages, le Pacte « favorise la coopération internationale en matière de migration entre tous les acteurs compétents, sachant qu’aucun État ne peut gérer seul la question des migrations ». Il « respecte la souveraineté des États et les obligations que leur fait le droit international ».

Selon le texte, « les migrations ont indéniablement des répercussions très différentes et parfois imprévisibles sur nos pays ainsi que sur les communautés et les migrants et leur famille ». Mais « il est crucial que nous ne nous laissions pas diviser et que nous restions unis face aux difficultés que posent les migrations internationales et aux occasions qu’elles offrent », recommande-t-il.


« Les migrations font partie intégrante de la mondialisation, reliant entre elles les sociétés d’une même région et d’une région à l’autre et faisant de nous tous des pays d’origine, de transit et de destination », affirme aussi le document.

« Grâce à cette démarche globale, nous comptons faciliter des migrations sûres, ordonnées et régulières, tout en réduisant l’incidence et les répercussions négatives de la migration irrégulière grâce à la coopération internationale et à l’ensemble de mesures proposé dans le présent Pacte mondial ».

« La migration ne devrait jamais être un acte désespéré. Lorsque c’est le cas, nous devons coopérer en vue de répondre aux besoins des migrants en situation de vulnérabilité et de résoudre les problèmes qui se posent. Nous devons oeuvrer de concert pour créer des conditions qui permettent aux communautés et aux individus de vivre en sécurité et dans la dignité dans leur propre pays », souligne-t-il.

Le Pacte détaille 23 objectifs. Parmi eux: lutter contre les facteurs négatifs et les problèmes structurels qui poussent des personnes à quitter leur pays d’origine, sauver des vies, renforcer l’action transnationale face au trafic de migrants, ne recourir au placement en rétention administrative des migrants qu’en dernier ressort, ou assurer l’accès des migrants aux services de base.

Les signataires s’engagent aussi à créer « une plateforme mondiale de connaissances qui servira de source publique de données en ligne » sur les migrations, ainsi qu’un « réseau des Nations unies consacré aux migrations » confié à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).



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