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Mike Pence demande à l’Amérique centrale de freiner « l’exode » de migrants illégaux

Le vice-président américain Mike Pence, en visite au Guatemala, a exigé jeudi des présidents de ce pays, du Salvador et du Honduras – le « Triangle nord » de l’Amérique centrale – qu’ils freinent « l’exode » de migrants illégaux vers les Etats-Unis.

« Je dis avec le plus grand respect aux présidents ici réunis que cet exode doit prendre fin, c’est une menace pour la sécurité des Etats-Unis et, comme nous respectons votre souveraineté, vos frontières, nous insistons pour que vous respectiez la nôtre », a déclaré Mike Pence au Palais national de la capitale guatémaltèque.

M. Pence a rencontré les présidents du Guatemala Jimmy Morales, du Honduras Juan Orlando Hernández, et du Salvador, Salvador Sánchez Cerén, pour évoquer la crise migratoire aux Etats-Unis.

Depuis mai, la politique de « tolérance zéro » de l’administration Trump a provoqué la séparation de 2.300 mineurs de leurs parents migrants ayant franchi illégalement la frontière avec le Mexique où Donald Trump veut faire construire un mur de séparation. A la suite de la polémique, le président américain a finalement signé, la semaine dernière, un décret afin d’éviter ces séparations.

Selon Mike Pence, parmi les milliers de Centraméricains qui viennent demander l’asile aux Etats-Unis, « peu sont ceux qui échappent à une persécution » réelle.


« La majorité (des migrants) sont à la recherche de meilleures opportunités économiques, croyant qu’ils peuvent ne pas se conformer aux lois des Etats-Unis et entrer dans notre pays sans conséquences », a-t-il dit, ajoutant que des membres de gangs recherchés par les autorités se glissent parmi les migrants.

M. Pence a demandé à la population des trois pays du Triangle nord de l’Amérique centrale de ne pas voyager sans papiers: « Venez légalement, sinon, ne le faites pas ». « Ne mettez pas en jeu votre vie et celle de vos enfants », a-t-il insisté.

Le président du Honduras M. Hernández a pour sa part déclaré qu’ils travailleront à « repenser le concept » de « s’attaquer à la racine » des problèmes qui génèrent la migration, tels que le trafic d’êtres humains, le trafic de drogue et le marché noir des armes à feu.



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