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Mogadiscio: 15 morts dans l’explosion d’une voiture piégée près d’un restaurant

Au moins 15 personnes ont été tuées et plusieurs blessées jeudi dans la puissante explosion d’une voiture piégée près d’un restaurant dans le centre de Mogadiscio à l’heure du déjeuner, a-t-on appris de sources médicales.

L’explosion – la quatrième qui frappe la capitale somalienne cette semaine – s’est produite dans la rue Maka Al-Mukarama, une des plus importantes artères de Mogadiscio, pleine de commerces et de voyageurs.

“Le bilan des morts lié à l’explosion est passé de onze à quinze personnes », a déclaré un responsable des ambulanciers, Abdulkadir Abdirahman, précisant que « cinq victimes sont des femmes et les autres sont des hommes ».

Des responsables de la sécurité et des témoins ont fait état de scènes de dévastation, décrivant des corps disséminés sur la chaussée.

« Il y a eu une forte explosion, vraisemblablement causée par un véhicule chargé d’explosifs », a confirmé Adan Abdikadir, un responsable de la sécurité.

« La voiture piégée a heurté un restaurant situé sur la rue », a ajouté Abdulahi Osman, un témoin, évoquant un « désastre. »

Des véhicules ont été projetés en l’air par le souffle de l’explosion, qui a également touché des bâtiments voisins.

« J’ai vu 16 personnes être secourues (…) et plus de 10 d’entre elles étaient déjà mortes », a ajouté Abdulahi Osman.


Des ambulanciers se sont précipités sur les lieux de l’explosion pour aider à l’évacuation des blessés vers un hôpital.

« Je ne sais pas si elles étaient mortes ou blessées, mais j’ai pu voir plusieurs personnes éparpillées dans la rue. Certaines ne bougeaient plus », a déclaré Suado Ahmed, un autre témoin arrivé peu après l’explosion.

La capitale somalienne est régulièrement ciblée par des attaques des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui se battent depuis une dizaine d’années pour renverser le gouvernement. L’attaque de ce jeudi n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Les shebab ont revendiqué samedi dernier une attaque contre un complexe administratif de la capitale qui a fait onze morts, dont un vice-ministre du gouvernement.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

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