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Mogadiscio: au moins 11 morts dans une explosion près d’un restaurant à l’heure du déjeuner

Au moins 11 personnes ont été tuées et 16 blessées jeudi dans la puissante explosion d’une voiture piégée près d’un restaurant dans le centre de Mogadiscio à l’heure du déjeuner, a-t-on appris de sources médicales.

L’explosion, qui a soulevé un important nuage de fumée, s’est produite dans la rue Maka Al-Mukarama, une des plus importantes artères de la capitale somalienne, pleine de commerces et de voyageurs.

« Le bilan du nombre de morts que nous avons pu confirmer jusqu’ici est de onze personnes et seize autres personnes ont été blessées, mais les pertes pourraient être plus élevées », a déclaré un responsable des ambulanciers, Abdulkadir Abdirahman.

Des responsables de la sécurité et des témoins ont fait état de scènes de dévastation, décrivant des corps disséminés sur la chaussée.

« Il y a eu une forte explosion, vraisemblablement causée par un véhicule chargé d’explosifs », a confirmé Adan Abdikadir, un responsable de la sécurité.

« La voiture piégée a heurté un restaurant situé sur la rue », a ajouté Abdulahi Osman, un témoin, évoquant un « désastre. »

Des véhicules ont été projetés en l’air par le souffle de l’explosion, qui a également touché des bâtiments voisins.


« J’ai vu 16 personnes être secourues (…) et plus de 10 d’entre elles étaient déjà mortes », a ajouté Abdulahi Osman.

Des ambulanciers se sont précipités sur les lieux de l’explosion pour aider à transporter les blessés vers un hôpital.

« Je ne sais pas si elles étaient mortes ou blessées, mais j’ai pu voir plusieurs personnes éparpillées dans la rue. Certaines ne bougeaient plus », a déclaré Suado Ahmed, un autre témoin arrivé peu après l’explosion.

Cette explosion est la quatrième qui frappe cette semaine la capitale somalienne, régulièrement ciblée par des attaques des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui se battent depuis une dizaine d’années pour renverser le gouvernement. Elle n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

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