International › APA

Municipales partielles à Bassam: Ezaley, maire sortant, dénonce des destructions d’urnes

Philippe Ezaley, maire sortant de Grand-Bassam, cité balnéaire située à 20 Km au Sud-est d’Abidjan, a dénoncé dimanche des destructions d’urnes à l’occasion des élections municipales partielles, lors d’un point de presse à son domicile.Interrogé par la presse de savoir si des urnes ont été détruites, il a répondu « oui, puisqu’il y a des films, maintenant dans quelles condition ou dans quelles circonstances, je laisserai mes avocats faire le tour de cette question ». 

Il a toutefois assuré qu’ il reste toujours « confiant » car « on ne peut pas aller à une compétition tout en étant défaitiste ». M. Ezaley a par ailleurs dénoncé des violences exercées sur certains de ses superviseurs.

«  J’ai des superviseurs qui n’étaient pas à un site de vote, ils étaient en train de s’organiser pour voir comment ils pouvaient donc appuyer leurs amis dans les bureaux de vote et puis ils ont été pris à partie par des éléments se réclamant du camps adverse de manière violente », a-t-il rapporté.

Les véhicules de ses collaborateurs,  dira-t-il, « ont été endommagés », avant d’ajouter c’est «  un fait assez triste ».  Il a déploré que « ceux qui ont été attaqués se retrouvent aux mains de la police curieusement ».

« Quant à la population, je voudrais leur dire bravo,  félicitation pour l’acte civique, parce qu’on a senti une mobilisation importante ce jour, mais laissez-moi prendre le contour de cette affaire et vous revenir le moment venu, sur conseil des avocats », a-t-il poursuivi.   


M. Ezaley qui a avoué s’attendre à « la reprise des élections avec beaucoup d’espoirs que la démocratie se mette en place véritablement dans ces élections municipales à Grand-Bassam », a ostensiblement regretté cet épisode qui s’annonce. 

« Généralement je vote avant midi, mais pour cette fois-ci je me suis présenté un peu plus tard au bureau de vote (pour s’enquérir de la situation de l’électorat) parce qu’ il y a un certain nombre de choses qui a commencé à se passer », a-t-il poursuivi.  

Des urnes ont été cassées au Collège moderne de Bassam, un centre de 3.000 votants, où M. Ezaley a exercé son droit civique. Des urnes ont été aussi saccagées au centre du « FDFP » au quartier Mockey Ville , où des observateurs ont été molestés.      



0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut