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Museveni juge l’Ouganda « sûr » malgré l’enlèvement d’une touriste

Le président ougandais Yoweri Museveni a assuré lundi que les touristes n’avaient rien à craindre dans son pays, au lendemain de la libération d’une touriste américaine et de son chauffeur ougandais enlevés par des hommes armés dans un parc national.

« L’Ouganda est sûr », a écrit M. Museveni sur son compte Twitter, ajoutant que les autorités s’occuperaient « de ces groupes isolés de criminels » et continueraient « à améliorer la sécurité dans nos parcs ».

« Venez profiter de la Perle de l’Afrique », a-t-il insisté.

La touriste américaine, Kimberly Endicott, et son chauffeur Jean-Paul Mirenge, un guide expérimenté, ont été libérés dimanche, six jours après avoir été enlevés au cours d’un safari dans le parc Queen Elizabeth (sud-ouest).

Donald Trump a cependant remis en question lundi les affirmations de son homologue ougandais, exhortant les autorités locales à traduire les ravisseurs en justice.

« L’Ouganda doit trouver les ravisseurs de la touriste américaine et de son guide pour que les gens se sentent suffisamment en sécurité pour aller là-bas. Il faut les traduire en justice et rapidement! », a tweeté le président américain.

Selon l’agence ayant organisé le safari, une rançon a été versée. La police n’a pas confirmé cette information. Les ravisseurs avaient utilisé le téléphone portable d’une des deux victimes pour réclamer une rançon de 500.000 dollars (445.000 euros) en échange de la libération de leurs deux otages.


Le porte-parole de la police, Fred Enanga, a indiqué lundi lors d’une conférence de presse que Mme Endicott serait confiée dans la journée à l’ambassade des Etats-Unis à Kampala.

Il a affirmé qu’elle avait été remise en liberté grâce à la « menace implicite de recourir à la force », les ravisseurs sachant « qu’ils étaient poursuivis ».

Il a précisé qu’une opération visant à leur arrestation se poursuivait « avec la proche coordination de nos homologues » en République démocratique du Congo (RDC).

Le porte-parole du gouvernement, Ofwono Opondo, avait écrit dimanche sur son compte Twitter que Mme Endicott et son guide avaient été libérés « par les forces de sécurité de l’Ouganda en RDC ».

Le parc national Queen Elizabeth, un des plus connus d’Afrique de l’Est et qui s’étend sur 1.978 kilomètres carrés, est situé le long de la frontière avec la RDC et plus particulièrement de l’est de ce pays, une région instable où pullulent groupes armés et milices.

Le tourisme est un secteur clé de l’économie ougandaise et une des principales sources de devises étrangères. L’Ouganda accueille chaque année des centaines de milliers de touristes.



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