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Netanyahu presse l’ONU de condamner le Hezbollah libanais

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pressé mercredi l’ONU de condamner le Hezbollah après la découverte de tunnels infiltrant Israël à partir du Liban, et de faire pression sur Beyrouth pour qu’il mette fin aux agissements du mouvement chiite libanais.

Israël a lancé une intense campagne médiatique avant une réunion prévue mercredi au cours de laquelle le Conseil de sécurité doit discuter de la découverte récente de tunnels souterrains creusés selon l’Etat hébreu par le Hezbollah, sous la frontière libanaise et pénétrant en territoire israélien.

Ces tunnels sont censés servir à enlever ou assassiner des soldats ou des civils israéliens, et à s’emparer d’une frange du territoire israélien en cas d’hostilités, selon Israël.

M. Netanyahu a qualifié mercredi ces souterrains « d’acte de guerre » de la part du Hezbollah, l’un des grands ennemis d’Israël.

« J’appelle tous les membres du Conseil de sécurité à condamner les actes d’agression injustifiées de la part du Hezbollah, à désigner le Hezbollah comme une organisation terroriste dans son intégralité, à pousser à des sanctions plus fortes contre le Hezbollah », a dit M. Netanyahu lors d’une intervention devant la presse.

Le Hezbollah est considéré comme une organisation terroriste par Israël et les Etats-Unis, mais seule sa branche armée est classifiée comme telle par l’Union européenne.

M. Netanyahu a appelé le Conseil de sécurité « à exiger du Liban qu’il cesse de permettre qu’on se serve de son territoire pour des actes d’agression » et à « soutenir le droit d’Israël à se défendre contre une agression inspirée et menée par l’Iran », allié du Hezbollah et bête noire d’Israël.


« Israël va continuer à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger (son) peuple et défendre (ses) frontières », a-t-il ajouté.

Israël a lancé le 4 décembre une vaste opération de détection et de destruction de tunnels, de son côté de la frontière. Il dit avoir localisé quatre souterrains jusqu’ici.

La dernière grande confrontation en date entre le mouvement chiite libanais et l’Etat hébreu remonte à 2006. Les 33 jours de guerre avaient fait 1.200 morts côté libanais, et 160 côté israélien, sans neutraliser le Hezbollah. Israël et le Liban restent techniquement en état de guerre. L’Etat hébreu répète être prêt à toutes les éventualités.

M. Netanyahu a de nouveau présenté le Hezbollah comme « l’instrument » de l’Iran. Il s’en est durement pris au gouvernement libanais, parlant de « fiasco total » de son armée vis-à-vis des agissements du Hezbollah.

« Le gouvernement libanais, qui devrait être le premier à réagir et à protester, ne fait rien dans la meilleure des hypothèses et est de connivence dans la pire », a-t-il dit.



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