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Ouverture à Abidjan d’un atelier régional des institutions de droits de l’homme sur le protocole de Maputo

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Un atelier régional organisé par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et ses partenaires à l’attention d’une dizaine d’institutions nationales des droits de l’homme (INDH) de l’Afrique francophone, s’est ouvert lundi à Abidjan sur le protocole de Maputo, un instrument juridique en vigueur depuis 2005 pour faire la promotion les droits des femmes sur le continent, a constaté APA sur place.Cet atelier de formation a pour objectif principal, de renforcer les capacités des INDH de l’Afrique francophone en ce qui concerne les techniques de rédaction des rapports étatiques aux termes du protocole de Maputo dans le but de s’assurer que les États d’Afrique francophone remplissent leurs obligations concernant la soumission des rapports étatiques à la Commission africaine.

« Le protocole de Maputo est un instrument juridique qui vise à améliorer le statut des femmes africaines. Il recommande des mesures législatives pour protéger les femmes. C’est un instrument qui s’élève contre la marginalisation des femmes », a expliqué dans un discours,  Namizata Sangaré, la présidente du CNDH.

« Nous avons le devoir de veiller à la mise en œuvre de cet instrument », a-t-elle ajouté. Selon Mme Sangaré, il s’agira au cours de cette rencontre d’accompagner les gouvernements à appliquer ce protocole en prenant des « dispositions pertinentes » pour en faire des lois.

 « En outre, il s’agira d’offrir aux autres INDH présentes, les outils de plaidoyer de la mise en œuvre effective du protocole », a-t-elle souligné.

« C’est un instrument très pertinent pour promouvoir les droits des femmes. La Côte d’Ivoire, consciente de cette importance, a ratifié le protocole de Maputo en 2012 et depuis lors, il y a eu  des progrès », s’est félicitée Mme Namizata Binaté, la représentante de la ministre ivoirienne de la femme, de la famille et de l’enfant.

Selon elle, il y a une « volonté politique affichée » de l’exécutif ivoirien en matière de promotion des droits des femmes dans le  pays même si de « nombreux défis » restent à relever. 


« Le gouvernement entend poursuivre des réformes dans plusieurs domaines. L’espoir est donc permis», a dit la représentante de la ministre Ramata Ly-Bakayoko.

Cet atelier qui réunit une dizaine d’institutions nationales des droits de l’homme de plusieurs pays francophones de l’Afrique dont le Burkina Faso, le Bénin, le Sénégal et le Cap Vert s’achèvera mardi.

 Le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique communément appelé « Protocole de Maputo», est un instrument régional de protection des droits de l’homme qui a été adopté en 2003 et qui est entré en vigueur en 2005.

 Il complète la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et est un document exhaustif qui vise à améliorer le statut des femmes africaines.  A ce jour, le protocole de Maputo a été ratifié par 36 États africains dont la Côte d’Ivoire.


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