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Ouverture d’un atelier d’avant-départ de la participation de la Côte d’Ivoire à la COP 24

Un atelier d’avant-départ de la participation de la Côte d’Ivoire à la 24è Conférence des parties (COP 24) sur les changements climatiques, prévue du 2 au 14 décembre 2018, à Katowice, en Pologne, s’est ouvert jeudi à la Primature, à Abidjan.
« Cela démontre la volonté politique de l’Etat de Côte d’Ivoire à mettre en œuvre cet accord universel sur le climat à travers nos contributions déterminées au niveau national », a indiqué le ministre ivoirien de l’Environnement et du développement durable, Joseph Séka Séka, dans un discours.

La COP 24 qui s’ouvre bientôt à Katowice, en Pologne, dira-t-il, sera l’occasion pour la Côte d’Ivoire de réaffirmer son engagement aux côtés des pays du monde entier, à relever le défi du changement climatique et présenter ses projets de résilience face à ce phénomène. 

« Notre pays sera fortement représenté à la COP 24 pour y présenter ses initiatives qui, je le rappelle, sont en cohérence avec notre Plan national de développement (Pnd 2016-2020) » ainsi que ses projets structurants qui portent sur l’aspiration à l’émergence du pays et son savoir-faire, a-t-il ajouté.  

Le ministre des Eaux et forêts, Alain Richard Donwahi, fait savoir que l’Etat de Côte d’Ivoire, a face au péril écologique qui menace la planète, adopté une nouvelle politique forestière qui vise à « ramener la superficie forestière à au moins 20% du territoire national d’ici à l’horizon 2030 ».

Cette politique forestière cadre parfaitement avec les engagements pris par la Côte d’Ivoire au plan national et international, en matière de conservation de la biodiversité et de la lutte contre les effets pervers des changements climatiques, a-t-il souligné. 

La Côte d’Ivoire, n’étant pas un grand pays émetteur des gaz à effet de serre, s’est toutefois engagée à réduire d’ici à 2030 ses émissions de gaz à effet de serre de 28%, un taux qui devrait être porté à 36% en cas d’obtention d’appuis extérieurs.


Pour sa part, le ministre ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique, Aka Aouélé, qui était également présent à l’ouverture de cet atelier à la Primature (Cabinet du Premier ministre), a fait observer que le changement climatique influe sur les déterminants sociaux et environnementaux de la santé. 

« Entre 2030 et 2050, on s‘entend à ce que le changement climatique entraîne près de 250.000 décès supplémentaires par an, dus à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et aux stress liés à la chaleur » à travers la planète, a-t-il poursuivi.  

L’objectif de cet atelier est d’informer les membres de la délégation ivoirienne sur les modalités de participation de la Côte d’Ivoire à la 24è Conférence des parties à la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, qui se tient du 2 au 14 décembre 2018 en Pologne. 

Après la COP21 de Paris en décembre 2015 dite « COP des décisions » qui a abouti à l’adoption de l’Accord de Paris dur le climat, la Côte d’Ivoire a ratifié le 25 octobre 2016 l’Accord de Paris sur le climat, affichant sa volonté de quête du développement durable via la réduction de gaz à effet de serre.

Dans l’optique de cet accord, l’Etat ivoirien a mis, entre autres, en œuvre une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts  (REDD+), couplé au projet agriculture zéro-déforestation, ainsi que le Programme d’investissement forestier (PIF).



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