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Peine de cinq ans de prison confirmée pour l’opposant bahreini Nabil Rajab

La cour suprême de Bahreïn, dont les verdicts sont sans appel, a confirmé lundi une condamnation à cinq ans de prison prononcée contre l’opposant Nabil Rajab pour des tweets dénonçant la guerre au Yémen, selon une source judiciaire.

Cette condamnation est liée à des tweets critiquant l’intervention militaire au Yémen de l’Arabie saoudite et de ses alliés, dont Bahreïn, ainsi que des cas présumés de torture à Bahreïn.

Le 5 juin 2018, une cour d’appel avait confirmé la condamnation à cinq ans de prison de Nabil Rajab, une des figures des manifestations de 2011 dans le petit royaume du Golfe.

L’opposant a été condamné en juillet 2017 à deux ans de prison dans une autre affaire pour « propagation de rumeurs et de fausses nouvelles » lors d’interviews télévisées critiquant le pouvoir à Bahreïn.

De nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme, dont Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), se sont fortement mobilisées pour obtenir la libération de Nabil Rajab.


Le royaume de Bahreïn, siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, est secoué par des troubles sporadiques depuis la répression en 2011 de grandes manifestations de la majorité chiite réclamant des réformes à la dynastie sunnite au pouvoir afin d’être mieux représentée politiquement.

Depuis, des mouvements d’opposition ont été dissous et des dizaines de dissidents emprisonnés et/ou déchus de leur nationalité.

Les autorités se défendent en niant toute discrimination envers les chiites et affirment faire face à des groupes violents aidés par l’Iran, ce que Téhéran dément.



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