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Plaidoyer pour la ratification du Protocole de l’UA sur la libre circulation

Des organisations de la société civile (OSC) de l’Afrique de l’ouest et de l’est ont invité, mercredi à Dakar, les pays africains à ratifier le Protocole de l’Union Africaine (UA) sur la libre circulation, dont 15 ratifications sont requises pour sa mise en oeuvre, mais qui est à ce jour ratifié seulement par le Rwanda.« Aujourd’hui, l’intégration africaine ne doit plus être un simple effet de mode ou un simple slogan de nos Etats. Elle est un impératif de développement économique et social pour nos populations. C’est pourquoi, le temps des discours est révolu, passons à l’action en signant le Protocole de l’UA sur la libre circulation. Il faut que les Etats le ratifient », a indiqué le général Salou Djibo, ancien chef de l’Etat nigérien et président de la Task Force sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (TF/SLE).

Il s’exprimait à l’ouverture d’une concertation multi-acteurs sur la libre circulation en Afrique dénommée « Rencontre de Dakar sur le protocole de l’Union africaine sur la libre circulation des personnes ».

Adopté en janvier 2018 à Addis-Abeba (Ethiopie) par les chefs d’Etat et de gouvernements de l’UA, le Protocole sur la libre circulation, s’il est mis en œuvre, permettra à tout citoyen d’un État membre d’entrer, de circuler librement et de résider dans un autre État membre de l’UA et de quitter l’État membre d’accueil sans restrictions.

Selon Cheikh Tidiane Dièye d’Enda Cacid, porte-voix de la société civile africaine de l’ouest et de l’est, les six (6) États membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et les quinze (15) États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont déjà réalisé des progrès significatifs dans le domaine de libre circulation des personnes au sein de leurs blocs régionaux.


Il a, par ailleurs, indiqué que la Commission de l’UA a décidé de commencer sa campagne de ratification en organisant une réunion de sensibilisation des acteurs impliqués dans le processus de ratification au niveau national, dans le but de parvenir à une entrée en vigueur du Protocole à l’horizon 2020.

« Allons vite à la ratification dudit protocole car, la libre circulation des personnes et des biens est un problème interne à l’Afrique », a ajouté M. Dièye.

Il a souligné qu’au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et de la CEDEAO, les éléments clés du Protocole, tels que le droit de résidence et le droit d’établissement, la portabilité des prestations de sécurité sociale, la protection des biens acquis dans l’État membre hôte, la reconnaissance et l’équivalence des diplômes, certificats et autres qualifications, ont déjà été triés des lois communautaires.


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