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Plaidoyer pour une « nouvelle feuille de route » sur l’intelligence artificielle en Afrique (ministre marocain)

La première édition du forum sur l’intelligence artificielle en Afrique, ouverte mercredi matin à l’Université Mouhamed 6 polytechnique de Benguerir, dans la ville marocaine de Marrakeck, est une occasion de « tracer une nouvelle feuille de route pour s’approprier ces nouvelles technologies », a déclaré le ministre marocain de l’Enseignement supérieur, Saïd Amzazi.« Aujourd’hui, l’intelligence artificielle révolutionne le monde et la vie quotidienne. C’est une très grande opportunité pour notre continent africain », a indiqué Saïd Amzazi, s’exprimant devant la presse peu après l’ouverture du forum dans la ville ocre.

« Avec l’appui de l’Unesco, nous sommes en train de tracer une véritable feuille de route pour nous approprier ces nouvelles technologies pour asseoir les formations relatives à l’intelligence artificielle, développer des programmes de recherche  et nous approprier ces nouvelles technologies », a poursuivi le ministre marocain de l’Enseignement supérieur, n’omettant pas par ailleurs la question de « l’éthique » dans l’utilisation de cet outil.

« La mise en place de l’intelligence artificielle va susciter l’intérêt de mettre une véritable charte dans tout ce qui est relatif à l’éthique.  Aujourd’hui avec l’Unesco, nous sommes en train de travailler pour cadrer l’utilisation de ces technologies sur le plan éthique », a souligné M. Amzazi, sans oublier les « les pertes d’emploi » que pourrait créer l’intelligence artificielle.

« D’ici 2030, il y aura une véritable mutation des emplois. Il y aura un besoin en compétences énorme, et tout cela va susciter une réadaptation et un suivi très rigoureux de la mise en place de ces technologies », a noté le ministre de l’Enseignement supérieur du Maroc.

Pour sa part, Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, a magnifié le choix de ce pays, de par sa « culture, sa modernité et ses traditions », pour l’organisation de ce forum qui se veut être un cadre de « discussion avec à la fois des experts, des décideurs, des gens qui sont venus des quatre coins du monde ».


« C’est un forum que vous avez voulu très ouvert pour parler des enjeux de l’intelligence artificielle dans le futur de ce continent, en prenant appui sur le mandat de l’Unesco », a ajouté Mme Azoulay.

Ce mandat est décliné, selon elle, sur le point de vue de « l’éducation, la culture, les sciences, l’information, ce que le bouleversement technologique qui se dessine peut apporter, les enjeux, les discussions éthiques que cela implique », entre autres questionnements qui seront traités au cours de ce forum dont la clôture est prévue demain jeudi à Marrakech.

 



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