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Plusieurs organisations de la société civile s’engagent dans la lutte contre l’apatridie en Côte d’Ivoire

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Une campagne de sensibilisation à la déclaration des naissances visant à lutter contre l’apatridie a été lancée, jeudi à Abidjan, par la Coalition de la société civile contre l’apatridie (CICA) sous le thème « ma nationalité, mes droits », a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.Selon Amon Dago du Mouvement ivoirien des Droits humains, (MIDH), Coordonateur de la CICA , « il faut  que les populations sachent qu’il y a des défis, des problèmes des Droits humains » car « les Droits Humains  constituent la mère de tous les Droits ».

Rappelant les objectifs de la Coalition, M Dago , a fait savoir qu’ils  visent à « fédérer les énergies, mutualiser les efforts dans le cadre du plaidoyer stratégique auprès des autorités ».

Le Conseiller Technique du ministre de la Justice,   Paul Koreki , par ailleurs, Point focal de la question de l’apatridie,  saluant cet engagement des acteurs de la société civile  a souligné  que « c’est une lutte qui ne peut se mener de façon solitaire, qui  ne doit laisser personne indifférent ».

La campagne prend en compte l’élargissement de la notion de l’apatridie telle que développé par le projet de protocole à la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples relatif au droit à la nationalité et l’éradication de l’apatridie en Afrique. 


Seront donc prises en compte, les personnes ayant des difficultés de prouver leur nationalité pour défaut de pièces d’identification des ascendants ou de l’intéressé.

Le réseau a été mis en place en 2016 à l’issue d’une conférence ministérielle co-organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et l’Organisation internationale pour les migrants (OIM) qui a abouti sur une déclaration qui met en exergue l’action des organisations de la société civile.

Selon le HCR, environ 700 000 personnes sont apatrides ou à risque d’apatridie en Côte d’Ivoire. « L’apatridie reste, cependant, un fléau peu connu du grand public »,  a regretté l’organisation onusienne. 



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