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Politique, économie et social en couverture des journaux camerounais

Des sujets de politique et d’économie intérieures, pas toujours réjouissants, mais également un front social en berne font les choux gras des journaux camerounais parus lundi.A en croire le bihebdomadaire La Météo, et sauf changement de dernière minute, le gouvernement s’apprête à déposer, sur la table du Parlement actuellement en session ordinaire, une proposition de texte portant prorogation du mandat des députés et conseillers municipaux, dont le bail expire en septembre prochain.

Au plan technique, il sera impossible de faire tenir, en un laps de temps particulièrement court, les législatives et municipales à date, puis la présidentielle en octobre suivant et qui pour sa part sera maintenue.

Financièrement aussi, ajoute le journal, l’organisation de trois scrutins s’avère comme une gageure au moment où le Cameroun, engagé dans une course contre la montre pour les infrastructures devant abriter la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football messieurs en 2019, doit en même temps supporter le coût de la guerre contre la secte islamiste Boko Haram dans l’Extrême-Nord.

Le pays doit aussi faire face à la crise anglophone dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et soutenir le poids de la prise en charge des nombreux réfugiés internes et externes dans le septentrion, à la frontière avec la République centrafricaine et même à l’Ouest, où s’accumulent désormais les personnes fuyant la bataille sécessionniste.

Il reste, renchérit L’Essentiel, que le président de la République a, lors de ses précédentes interventions publiques, pris l’engagement solennel de faire tenir les élections de cette année, à leurs échéances réglementaires, certains observateurs de la scène politique pensant que renvoyer une élection peut apparaître comme une fragilisation de l’État.

Et une telle éventualité, plus que certaine selon La Météo, pourrait de nouveau éveiller le courroux de l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Peter Henri Barlerin, revenu à son poste la veille alors que, rappellent The Post et L’Anecdote, le diplomate a défrayé la chronique, il y a trois semaines, en conseillant au président Biya de passer la main après 37 ans de règne, s’il veut marquer l’histoire.

Sur le front de la crise anglophone, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) n’exclut plus le débat sur le fédéralisme, constate Émergence, reprenant les propos du responsable de la communication de ladite formation, Jacques Fame Ndongo, un changement de discours qui contraste avec les positions radicales d’antan.

Pendant ce temps, le septennat finissant de Paul Biya passé au scanner par la Banque mondiale : selon Le Quotidien de l’Économie, l’institution de Bretton Woods constate globalement que le gouvernement a fortement accru lesdites dépenses au cours de la dernière décennie, alors que ses revenus baissaient, cette hausse étant essentiellement portée vers le budget d’investissement.


Même le Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM) ne ménage pas ses critiques à l’endroit du pouvoir : Intégration, rapportant les derniers la position des créateurs de richesse, les dit aujourd’hui vent debout contre les réformes fiscales proposées par le gouvernement qui veut augmenter, sous la pression du Fonds monétaire international (FMI), de 1% la pression fiscale chaque année.

Le patronat, explique l’hebdomadaire, accuse les pouvoirs publics de harcèlement contre une seule catégorie de contribuables, une sorte de poule aux œufs d’or appelée à mourir d’asphyxie si la médication prescrite lui était appliquée.

Sur un tout autre plan, EcoMatin se penche sur la nouvelle bataille entre opérateurs de la monnaie électronique («Mobile Money») : un nouveau marché de 200 millions annuels, obtenu grâce à un mémorandum d’entente entre le gouvernement et les entreprises du secteur, ces derniers ayant désormais en charge le transfert des frais de scolarité, d’examens et concours, ainsi que des associations des parents d’élèves.

Sous le titre «De la viande de bœuf empoisonnée sur le marché», Intégration affirme que, dans un marché de la capitale, Yaoundé, des commerçants sans scrupules utilisent du formol (formaldéhyde) pour conserver des abats destinés à la consommation courante, une pratique qui a déjà coûté la vie à deux personnes au moins des suites d’intoxication alimentaire.

Le plus grand danger, explique la publication, vient du fait que les consommateurs, inconscients du risque, se ruent sur cette denrée du fait de son prix particulièrement attrayant.

La preuve que les pouvoirs publics ne se tournent pas les pouces, répond en écho le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, c’est que des tonnes de cosmétiques avariés, saisis lors d’une vaste opération dans des boutiques et magasins implantés dans quelques régions du pays, viennent d’être détruites dans la banlieue de Yaoundé.

Pour le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, cité par le journal, les opérateurs ne devraient en aucun cas prioriser le gain au détriment de la santé des consommateurs : on ne bâtit pas dans l’anarchie, et le gain ne peut être que la conséquence d’un environ économique sain, et, «si le gain n’est pas sain, il devient malsain».


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