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Politique, économie, social et éducation au menu des quotidiens marocains

Les relations entre le Maroc et l’Algérie, la protection sociale, les enjeux de la LGV au Maroc et les manifestations d’élèves contre GMT+1 sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mardi.+Al Alam+ revient sur les relations entre le Maroc et l’Algérie. « Parce qu’elles s’envenimaient souvent pour de multiples raisons », ces relations avaient toujours besoin d’une initiative qui les dégageraient de leur contexte traditionnel et leur ouvriraient les portes d’une voie différente et prometteuse, constate le journal, soulignant que la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation entre le Maroc et l’Algérie, proposé par le Roi Mohammed VI dans le discours de la Marche verte, « serait en mesure de déceler les facteurs ayant empiré la situation et permettre de trouver les moyens de rétablir les liens qui seraient rompus entre les deux pays ».

C’est une initiative « sérieuse » et « audacieuse » dont les relations actuelles entre les deux pays ont impérativement besoin. Elle pourrait ouvrir la voie à des relations bilatérales différentes qui soient au service des intérêts des deux pays, estime le quotidien.

+Aujourd’hui le Maroc+ aborde la question de la protection sociale au Maroc. Commentant le débat engagé ces derniers temps sur le système de protection sociale, la publication met en garde contre un « risque d’erreur » sur la méthodologie et sur le contenu à cause de « l’obsolescence des schémas », précisant que la protection sociale, telle qu’elle est encore approchée aujourd’hui, couvre des filets sociaux connus comme l’assurance maladie, le Ramed, la lutte conte la précarité et la pauvreté, la santé, les retraites et les mécanismes de solidarité et de cohésion, mais « tout cela ne représente plus qu’une partie de la protection sociale telle qu’on la définissait il y a deux ou trois décennies ».

Le Maroc fera face à la montée en puissance du troisième âge, mais notre système de santé n’est pas encore préparé à la médecine du troisième âge, la gériatrie. De même, les anciens schémas de protection sociale n’ont pas été programmés pour traiter le phénomène de suicide, sachant que l’IRES dans son dernier rapport avait mis en exergue des chiffres inquiétants sur la montée de ce fléau, met-il en garde.

Dans le même sillage, +Akhbar Al Yaoum+ rapporte que le gouvernement vient de lancer les premières assises nationales sur la protection sociale, dont l’objectif est de dégager une feuille de route cadrant avec l’appel royal lancé dans le cadre du dernier discours du Trône.

A ce propos, le quotidien fait savoir que le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, qui a donné le coup d’envoi officiel de ces assises, a affirmé que l’exclusion menaçait la paix sociale. Conscient de ce danger, le chef du gouvernement a donc souligné que le renforcement de la protection sociale constituait la meilleure option pour asseoir cette paix. «La pauvreté ne malmène pas uniquement la dignité du citoyen et la citoyenneté, elle fait mal à toute la société», a-t-il déclaré.

Evoquant les données du recensement général de l’habitat et de la population de 2014, le chef du gouvernement fait savoir que si taux de pauvreté a été réduit, le fléau n’a pas suffisamment reculé. «Il y a encore des exclus et des pauvres, surtout dans les périphéries des villes et dans le monde rural qui n’a pas convenablement bénéficié de la politique du développement et souffre toujours d’exclusion en matière de services et d’infrastructures», relève le chef du gouvernement qui annonce que l’Exécutif a fait de ce secteur son cheval de bataille, surtout concernant la santé, l’éducation, l’emploi et la protection sociale.

De son côté, le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Lahcen Daoudi, a présenté le diagnostic de son département sur la protection sociale au Maroc. Ce diagnostic révèle que les programmes dédiés, jusque-là, à la protection sociale, étaient éparpillés et parfois même en contradiction. Leur nombre s’élève à 140. De même, il fait savoir que la politique mise en place dans ce domaine souffre d’un manque de vision globale, d’objectifs clairs et de priorités bien déterminées, sans parler de la complexité des circuits, des problèmes de ciblage et de la multiplicité des intervenants.


+L’Economiste+ revient sur les enjeux de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) au Maroc, dont le lancement est prévu cette semaine. Même si le chantier a suscité de fortes attentes et d’interminables controverses, il restera encore à convaincre de la viabilité de son modèle économique, de son apport multimodal par rapport aux transports aérien et terrestre, de son impact social et de la capacité de l’ONCF à assurer son exploitation, relève le journal, faisant savoir que le projet continuera d’être noté par rapport aux grilles de lecture qui caractérisent la plupart de grandes travaux de relance et leurs effets sur le long terme.

+Al Akhbar+ rapporte que plusieurs incidents et actes de vandalisme ont émaillé les manifestations organisées par les élèves dans différentes régions du royaume pour protester contre le maintien de l’heure d’été. Des dizaines de perturbateurs ont été interpellés.

Cette année scolaire, qui vient à peine de démarrer, est actuellement marquée de grosses perturbations. Au moment où les cours prenaient un rythme soutenu et où les examens démarraient à tous les niveaux du secondaire, les manifestations organisées par les élèves, en guise de protestation contre le maintien de l’heure d’été, ont perturbé le système d’apprentissage. Bien plus, le manque d’encadrement dans certains cas et la manipulation dans d’autres, ainsi que la politisation de ce mouvement de colère, ont poussé des élèves à commettre des incidents violents, à coups de jets de pierres, d’injures et d’actes de vandalisme, écrit le quotidien.

Les sources du journal précisent que des élèves ont perturbé le trafic du tramway entre les villes de Salé et Rabat, à hauteur du pont Hassan II. Ainsi, des élèves accrochés aux wagons du tramway ont poussé les responsables à suspendre le trafic, provoquant moult désagréments aux usagers, d’autant que l’incident s’est déroulé à une heure de pointe.

Ces élèves perturbateurs, poursuit le quotidien, étaient en route vers le centre de Rabat pour prendre part à une manifestation à laquelle des internautes avaient appelé sur les réseaux sociaux. Cette manifestation, non encadrée, a été émaillée de plusieurs actes de vandalisme, de slogans provocateurs et autres agissements interpellant à plus d’un titre.

A Casablanca, ajoutent les sources du quotidien, plusieurs sit-in ont été observés devant les sièges de l’académie régionale de l’éducation et de la formation, pour dénoncer le maintien de l’heure légale avancée de soixante minutes. Le siège de la chaîne de télévision 2M a également été ciblé par les manifestants qui reprochent à la chaîne sa partialité dans les couvertures des manifestations contre le maintien de l’heure d’été. Même constat, durant la journée de lundi, dans plusieurs autres villes du Royaume.



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