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Politique et économie au menu de la presse camerounaise

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Les journaux camerounais de ce mercredi traitent principalement de la crise anglophone avec notamment une interview de Ni John Fru Ndi, le leader du Front social démocrate (SDF, opposition) mais aussi de l’application de l’Accord portant sur la zone de libre-échange continentale (Zlecaf).Dans une interview accordée au journal The Guardian Post, Ni John Fru Ndi, le leader du SDF rejette la démarche des sécessionnistes visant à prendre en otage une partie du pays et exhorte les combattants à ne pas détruire des biens.

Dans ce journal, le président du SDF informe qu’il ne se pliera pas aux pressions consistant à quitter le parlement de la République d’Ambazonie (nom donné par les indépendantistes anglophones à l’ancien Cameroun du Sud, non reconnu).

Ni John Fru Ndi recommande plutôt la force des arguments et non les arguments de la force pour résoudre la crise dans le nord-ouest et le sud-ouest avec notamment un dialogue inclusif où le fédéralisme, le séparatisme, la décentralisation et d’une manière générale la forme de l’État, ne seront pas des sujets tabous.

Toujours dans les colonnes du journal The Guardian Post, le leader du SDF renseigne « avoir perdu plus de 100 vaches, dans son ranch du nord-ouest où les milices ont établi une base arrière », avant de se demander pourquoi les meneurs de la sécession ne sont constitués que de citoyens de la diaspora.

Pour sa part, Le Messager s’intéresse à la visite de travail au Cameroun de Michelle Bachelet, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. Le Haut-Commissaire souligne les préoccupations des Nations Unies relatives à la réduction de l’espace des libertés pour les organisations de la société civile, les leaders religieux et les leaders politiques de l’opposition.

Poursuivant dans Mutations, l’ex-présidente du Chili fait savoir que le respect des droits de l’Homme est balbutiant au Cameroun, non sans saluer les initiatives des autorités pour mettre fin à la crise anglophone qui, depuis fin 2016, déchire une partie du pays.


A en croire la diplomate onusienne, que cite encore Le Messager, il est urgent pour le gouvernement de changer d’approche à l’égard des politiciens dissidents et des membres critiques de la société civile et de faire des gestes importants pour rétablir la confiance mutuelle.

À propos des actions en faveur de la paix, InfoMatin annonce que le président « Paul Biya prépare d’importantes décisions ». Selon ce journal, les mesures du chef de l’Etat pourraient concerner le sort des personnes incarcérées dans le cadre de la crise sécessionniste, mais également des activistes politiques actuellement poursuivis entre autres pour manifestations illégales.

En tout cas, Cameroon Tribune fait noter que « sur le front de la démobilisation et de la réinsertion des ex-combattants, aussi bien des régions anglophones que de la secte islamiste Boko Haram dans l’extrême-nord, les repentis sont chaque jour plus nombreux dans les centres d’accueil ».

Sur un tout autre sujet, EcoMatin affirme que le Cameroun, un des premiers pays signataires de l’Accord portant sur la zone de libre-échange continentale (Zlecaf), ne devrait pas être du rendez-vous à 22 jours de l’échéance fixée par l’Union africaine, et ce malgré le plaidoyer de la Commission des Nations unies pour l’Afrique.



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