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Politique et économie au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

La question du Sahara, les défis de l’économie nationale et les dysfonctionnements du secteur touristique sont les principaux sujets traités par les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi.+Le Matin+ rapporte que le Conseil de Sécurité a adopté jeudi une déclaration exprimant son soutien à l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU, Horst Kohler, dans l’accomplissement de son mandat de facilitation d’une solution politique au différend régional sur le Sahara marocain.

L’adoption de cette déclaration fait suite au briefing de Kohler au Conseil de Sécurité, le 29 janvier 2019, au sujet des derniers développements du processus politique mené sous les auspices exclusifs des Nations-Unies, notamment la tenue de la table ronde de Genève, les 5 et 6 décembre 2018, ajoute le quotidien.

+Finances News Hebdo+, qui se penche sur les défis que doit relever l’économie nationale, souligne que le pays a besoin de libérer tout son potentiel, compte tenu du fait que les réformes structurelles initiées jusqu’à présent n’ont pas véritablement réussi à impulser la dynamique attendue.

Pour rompre avec les « dogmes » établis et renier le sacro-saint principe de « préservation des équilibres macroéconomiques », cher aux différents gouvernements qui se sont succéder au Maroc, il faudrait beaucoup d’audace politique, soutient l’hebdomadaire.

Aujourd’hui, la question est de trouver le bon dosage, estime-t-il, ajoutant qu’il est question de bousculer l’ordre établi de manière intelligente, sans perturber la stabilité du cadre macroéconomique.

Dans la même veine, +L’Observateur du Maroc et d’Afrique+ souligne que le pays fait face à des défis énormes qui concernent notamment le « taux de chômage stable entre 9,5 et 10% », « la justice sociale et l’équité territoriale » ainsi que « l’école et la santé publique».

La réponse pragmatique serait un gouvernement de compétences avérées, qui mettrait en route un vrai programme de réformes, assumerait ses choix, les expliciterait à la population, explique la publication.

Il souligne, par ailleurs, que les partis auront deux ans pour préparer leurs programmes, leurs nouveaux discours et faire en sorte que les prochaines élections dégagent une majorité cohérente pré-annoncée.

+Al Massae+ se fait l’écho du point de presse tenu jeudi, à l’issue du conseil de gouvernement, dans lequel le porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi a indiqué que deux importantes mesures ont été prises par l’Exécutif en faveur des catégories démunies et de la classe moyenne.


Il s’agit de l’augmentation du budget de la Caisse de compensation de 5 à 18 milliards de dirhams ainsi que la suspension du recouvrement de 30% des droits de douane sur l’importation du blé tendre entre les mois de janvier et avril. Une décision, ajoute Khalfi, qui a été prise pour que la hausse de ce produit vital ne se répercute pas sur le pouvoir d’achat des citoyens. Car, a-t-il expliqué: «Le gouvernement est conscient des défis qui affrontent le pouvoir d’achat des citoyens et qui nécessite un effort constant pour le soutenir».

Le quotidien rapporte que Khalfi estime que l’approbation de la loi relative au ciblage constitue un pas vers une réforme plus globale d’aide sociale. La création du registre national de la population ainsi que le registre social unifié (RSU), poursuit-il, donnera les résultats escomptés en permettant un ciblage précis des bénéficiaires. Ces mesures rentrent dans le cadre d’une réforme globale du système d’aide sociale pour le rendre plus efficace. D’ailleurs, ajoute le porte-parole du gouvernement, ce programme a bénéficié de l’unanimité de la classe politique.

Des sources autorisées indiquent que la levée de la subvention sur le gaz butane et les autres produits figurant dans la Caisse de compensation (sucre et farine) a été reportée à une date ultérieure. Une décision justifiée par le fait que le RSU sera lancé sur la base des programmes sociaux existants et à leur tête la couverture médicale Ramed, afin de déterminer les catégories méritant la subvention.

+La Vie Eco+ planche, quant à elle, sur les dysfonctionnements du secteur touristique. Il assure que l’un des facteurs d’insatisfaction souvent décrié par les visiteurs, touristes étrangers, MRE et les locaux compris, est le niveau de qualification et de professionnalisme des ressources humaines.

Il relève ainsi que du côté des professionnels du secteur, certains ressortissent le sempiternel argument de l’inadéquation entre l’offre et la demande pour justifier le niveau souvent déplorable des lauréats en tourisme et hôtellerie.

D’autres pointent du doigt l’exploitation dont font l’objet les stagiaires et les diplômes fraîchement sortis des écoles et instituts de formation, poursuit-il.

Quand le secteur touristique renvoie une image de « secteur qui patauge, cherche encore un cap, valorise mal son capital humain, il y a de grands risques qu’il ne capte pas toujours les meilleurs profils », estime-t-il.


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