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Près de 3 millions de personnes perdent la vie au travail chaque année (OIT)

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Près de 3 millions de travailleurs perdent chaque année la vie à cause d’accidents du travail et des maladies professionnelles, tandis que 374 millions sont victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles non mortelles, a déclaré, mardi à Dakar, la directrice du Bureau sous-régional de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour le Sahel, Vera Paquete Perdigao.« Soixante-dix pour cent de ces accidents sont dus à des facteurs humains principalement le manque d’information et la négligence. Ce constat est tragique et regrettable car, la recherche et la pratique ont maintes fois démontré, au siècle dernier, que ces souffrances sont en grande partie évitables », a expliqué Mme Perdigao, s’exprimant à la clôture des festivités de la 23ème Journée Africaine de la prévention des risques professionnels.

De l’avis de la directrice du Bureau sous-régional de l’OIT pour le Sahel, cette situation ne fait que renforcer l’argument en faveur de la prévention des risques professionnels au travail. En effet, argue-t-elle, « les décès, accidents et maladies sur les lieux de travail ne sont certainement pas inévitables, +mais+ nous pouvons et devons les réduire et les éliminer ».

Présidant cette cérémonie, le ministre sénégalais du Travail, Samba Sy a souligné l’importance de la prévention des risques professionnels dans le « microcosme » que constitue l’entreprise. Et à cet égard, dit-il, aucun moyen ne serait de trop pour parer à toute éventualité.

« Aucune organisation ne peut escompter des résultats durables en matière de sécurité et de santé au travail si la prévention des risques professionnels n’est pas conçue comme l’affaire de tous, une affaire pour tous et un problème à prendre en charge par tous », a martelé M. Sy.


Dans ce même ordre d’idées, il a souligné que « ce leitmotiv, autrement appelé éthique de la responsabilité », doit s’éprouver dans nos lieux de travail pour que chacun ait à cœur de préserver sa sécurité et sa santé et que tous puissent l’intégrer de façon durable au niveau stratégique, et cela pour tous les projets.

Par ailleurs, le ministre du Travail a insisté sur la nécessité pour le gouvernement et les partenaires sociaux de « s’ajuster aux fins de nous arrimer aux meilleures standards ».

« Si nous ne sommes pas en mesure d’offrir le meilleur et de faire partie des meilleures, nous serons inéluctablement largués », a-t-il encore dit, précisant que cela est « une responsabilité collective qui incombe au gouvernement mais aussi à chacun des segments du monde du travail ».



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