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Présidentielle sénégalaise : Karim Wade n’est pas sur les listes électorales (ministre)

Karim Wade, fils de l’ex chef de l’Etat Abdoulaye Wade et candidat déclaré du Parti démocratique sénégalaise (PDS, opposition) à la présidentielle de 2019, ne figure pas sur les listes électorales, a déclaré le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye« Quand on a sa carte d’électeur, c’est qu’on est inscrit sur les listes électorales. Mais Karim (Wade) ne s’est pas inscrit sur les listes. Il a juste fait la demande pour y figurer », a affirmé M. Ndiaye, en défendant lundi devant les députés le projet de loi portant révision du code électoral.

En mi-avril dernier, l’ancien ministre de l’Energie, de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, sous le régime de son père, s’était fait filmer depuis le Koweït en train de s’inscrire dans une commission, première étape dans le processus de validation de sa candidature pour la présidentielle du 24 février 2019.

« On ne peut pas être élu député dans un département ou maire dans une commune sans au préalable figurer sur les listes électorales. Même les lutteurs ont besoin de licence pour pouvoir lutter, sinon le CNG (Comité nationale de gestion de la lutte) ne les acceptera pas », a affirmé M. Ndiaye, ironisant sur les gesticulations de Karim Wade.

Il séjourne au Qatar depuis son élargissement de prison au Sénégal où il a été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) dans le cadre de la traque des biens mal acquis enclenchée par le régime du président Sall.

Pour sa part, le PDS proclame urbi et orbi que le fils d’Abdoulaye Wade sera son candidat.


L’irrecevabilité de cette candidature est, selon le ministre de la Justice, Pr Ismaila Madior Fall, due à la condamnation du concerné à une peine de 5 ans d’emprisonnement assortie d’une amende de 138 milliards de francs Cfa dont il ne s’est pas encore acquitté. D’après le juriste, cette peine de prison lui fait perdre pour l’instant ses droits civiques, même s’il bénéficie d’une grâce présidentielle.

Samedi dernier, lendemain de la fête de Korité (Eid el kébir), le fils de l’ex-président avait diffusé un communiqué dans lequel il s’en prenait durement à Macky Sall avant de promettre son retour au Sénégal.

« Je suis en route pour faire face à mes devoirs et mériter la confiance de ceux qui m’ont investi. Je m’engage à tout faire pour que notre pays sorte, par le haut, du gouffre dans lequel Macky Sall, sa famille et son clan l’ont plongé », écrit notamment Karim Wade.



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