International › APA

Présidentielle sénégalaise : quatre opposants investis candidats

Trois leaders de l’opposition et un membre de la société civile ont été investis le week-end dernier candidats à l’élection présidentielle du Sénégal de février prochain, défiant ainsi le président sortant Macky Sall, investi depuis le 1er décembre par la majorité présidentielle « Benno Bokk Yakaar ».Tous députés, les trois politiciens investis candidats sont Mamadou Diop Decroix, secrétaire général d’AJ/PADS, Aïssata Tall Sall, présidente du mouvement ‘’Osez l’avenir » et le professeur El hadji Issa Sall du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur).

Ils ont été investis samedi, là où le mouvement ‘’Sénégal Rék » a jeté son dévolu, dimanche, sur le célèbre architecte Pierre Goudiaby Atépa.

« Je suis candidat pour poursuivre le combat que j’ai toujours mené, celui du développement de mon pays, de notre pays », a dit Atépa lors de son investiture, avant de profiter de l’occasion pour révéler que son mouvement a collecté plus de 120.000 parrainages, doublant ainsi pratiquement le nombre réclamé par la loi pour valider sa candidature.

La vision de l’architecte est proche de celle de la socialiste Aïssata Tall Sall qui, dans ‘’Osez l’avenir », promet une « société de progrès » si elle est élue présidente de la République du Sénégal. Une chose qui serait historique, car jusque-là le pays n’a été dirigé que par des hommes.

Parmi toutes ces investitures, celle du Pur a le plus attiré l’attention à cause de la grande mobilisation de ses partisans aux Allées du Centenaire de Dakar.

Fort de son bon score (4e avec trois députés) aux dernières législatives, ce parti proche des Moustarchidines wal moustarchidaty (mouvement religieux sénégalais d’obédience tidjane), mais s’en réclame indépendant, veut faire de son coordonnateur national, Issa Sall, le cinquième président du Sénégal.


Et c’est à travers le programme dénommé ‘’Pur 100 » que le Pur compte mener le Sénégal sur le chemin du développement, dont l’un des socles sera « l’enseignement obligatoire jusqu’à 16 ans».

Enfin le secrétaire général d’AJ/PADS, Mamadou Diop Decroix, également allié du Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-président Abdoulaye Wade, a profité de son investiture pour lancer un appel à ses collègues de l’opposition pour unir leurs forces dans le but d’avoir une élection « transparente ». En effet, M. Diop soupçonne le régime de Macky Sall de vouloir « arracher une victoire » le 24 février 2019, jour du premier tour de la prochaine présidentielle.

Pour sa part, le président sortant Macky Sall, en poste depuis 2012, a été investi candidat le 1er décembre dernier par la Coalition Benno Yaakaar et ainsi il brigue un second mandat après le premier entamé en 2012.

L’investiture du président Sall a été rehaussée par la présence, perçue comme une « ingérence » par plusieurs opposants, de ses homologues de la Gambie, Adama Barrow, de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, du Liberia, George Weah, et de la Mauritanie, Mohammed Ould Abdel Aziz.



0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut