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Procès du putsch et organisation des futures élections au menu des quotidiens burkinabè

Les quotidiens burkinabè commentent, ce jeudi, la rencontre tenue, la veille, par le premier responsable de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avec des représentants de partis politiques et d’Organisations de la société civile (OSC), sans oublier la comparution du général Gilbert Diendéré, présumé cerveau du putsch manqué de septembre 2015.«Procès putsch manqué: Cette déclaration du 14 septembre dont Diendéré évite de parler», arbore L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso.

Selon ce journal, après deux jours consacrés à sa déclaration liminaire, le général de brigade Gilbert Diendéré était toujours à la barre, hier 28 novembre 2018 dans la salle des Banquets de Ouaga 2000, pour répondre aux questions du ministère public. Selon ce dernier, le général, au moment des faits, n’était plus dans la chaîne de commandement de l’ex-RSP mais a «curieusement» occupé le devant de la scène en donnant des ordres.

A en croire L’Observateur Paalga, il est ressorti qu’un document dénommé Comité patriotique national pour la démocratie (CPND), rédigé dès le 14 septembre 2015, a été extrait de l’ordinateur du cerveau présumé du putsch.

«Cependant, Golf (surnom du général Diendéré, Ndlr) n’a pas souhaité s’étaler là-dessus, en décriant les conditions dans lesquelles ledit document avait été extrait», poursuit le journal.

De son côté, le quotidien à capitaux publics Sidwaya relate les propos de l’accusé qui déclare que l’initiative du coup d’Etat n’est pas de lui.


Pendant ce temps, le journal privé Le Quotidien cite Gilbert Diendéré, affirmant : «Il y avait une liste avec les noms des partis politiques qui voulaient qu’il y ait plus de morts, surtout des enfants pour ensuite mettre cela sur le dos du RSP (Régiment de sécurité présidentielle, Ndlr)».

En politique, le même quotidien revient sur la rencontre organisée, hier jeudi, par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Newton Ahmed Barry, avec des représentants de partis politiques et d’Organisations de la société civile (OSC).

 Le journal titre: «Des équipes de la CENI bientôt dans des ambassades et consulats».

Le Pays, autre quotidien privé, pour sa part affiche : «Présidentielle 2020 : Quand des partis politiques et des OSC boycottent une rencontre de la CENI».



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