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Procès putsch manqué et présidentielle camerounaise au menu des quotidiens burkinabè

Les quotidiens burkinabè abordent, ce mardi, l’actualité internationale marquée par la présidentielle au Cameroun, sans oublier, au plan national, le procès du putsch manqué de septembre 2015 qui se déroule actuellement à Ouagadougou.«Procès du putsch : Faïçal Nanéma, le +mobilisateur+ », titre le quotidien public Sidwaya qui renseigne qu’à l’audience d’hier, l’administrateur de société, Faïçal Ousseini Nanéma, et le journaliste, Adama Ouédraogo étaient à la barre.

«Le premier est accusé d’avoir incendié les domiciles de feu Salifou Diallo et de Safiatou Lopez et de recel d’objets volés, alors que le second est poursuivi pour complicité de coup d’Etat, meurtres et coups et blessures volontaires», rapporte Sidwaya.

Le journal privé Le Quotidien, pour sa part, affiche l’image de l’inculpé Faïçal Nanema, accompagnée de sa déclaration : «Je ne veux pas me recueillir sur la tombe de Salif Diallo (défunt président de l’Assemblée nationale, Ndlr) sans que la lumière n’ait été faite sur cette affaire».

De son côté, Aujourd’hui au Faso, autre quotidien privé arbore : «Procès putsch manqué : l’interrogatoire de Faïçal interrompu pour conflit d’intérêt».

Le même journal consacre son éditorial à la Présidentielle au Cameroun, avec ce titre exclamatif : «Du calme, Kamto !», évoquant la conférence de presse organisée, la veille, par l’opposant Maurice Kamto où il a annoncé être le vainqueur de l’élection du dimanche.

«Il (Maurice Kamto, Ndlr) affirme avoir marqué un +penalty historique+. Mais qui a sifflé la faute ? Quid des résultats même officieux qui l’ont oint vainqueur ?», s’interroge Aujourd’hui au Faso.


De l’avis de l’éditorialiste, rien que pour cela, Maurice Kamto mérite un carton rouge. «Il fait partie de cette race de joueurs politiques dont les compétitions électorales africaines peuvent se passer », argumente-il.

Et d’ajouter que c’est une allégorie de mauvais goût que l’opposant de Paul Biya a évoquée en clamant sa victoire, 24 heures seulement après la fermeture des urnes.

Pendant ce temps, L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés burkinabè, fait observer que «Kamto se chatouille pour rire», soulignant que vingt-quatre heures après l’élection présidentielle, les 8 candidats et les 25 millions de Camerounais étaient toujours dans l’attente des résultats provisoires.

A lire le commentaire, Maurice Kamto, le principal challenger du président sortant Paul Biya, lui, ne s’est pas gêné pour revendiquer carrément la victoire en faisant dans la métaphore footballistique du «penalty historique» qu’il a tiré et marqué.

«Et d’inviter son adversaire désormais vaincu à «organiser une passation pacifique du pouvoir afin de mettre le Cameroun à l’abri d’une crise postélectorale dont notre pays n’a nullement besoin», relate L’Observateur Paalga.


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