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RDC: Le procès de Katumbi mercredi, une « honte » écrivent ses proches à Kabila

Le procès de l’opposant congolais en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à l’élection présidentielle, qui doit s’ouvrir mercredi à Kinshasa témoigne de la part du pouvoir d’une « honte » et d’un « acharnement », dénoncent ses amis dans une lettre au président Joseph Kabila.

M. Katumbi et six co-accusés dont un Américain sont poursuivis devant la Cour suprême de justice (CSJ) pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat congolais », d’après un document de cette juridiction consulté par l’AFP.

« Le procès est donc programmé pour débuter ce 27 juin », a confirmé à l’AFP l’avocat de la défense Me Mumba Gama.

Ex-gouverneur du Katanga, en exil de fait en Belgique depuis mai 2016, M. Katumbi a été accusé d’avoir recruté et armé des mercenaires après son divorce politique d’avec le président Kabila fin 2015.

Son avocat dénie à la Cour suprême de justie le droit de « juger M. Katumbi en premier et dernier ressort »: « Personne ne peut priver M. Katumbi de son droit d’appel en cas de condamnation ».

« Le procès Katumbi ne sera qu’une honte pour la plus haute autorité de l’Etat que vous êtes », écrivent 50 députés et sénateurs pro-Katumbi dans une lettre au président Kabila.


« Ni la haine contre les adversaires politiques, ni l’ambition personnelle, ni la soif du pouvoir ne peuvent autoriser l’acharnement judiciaire contre un citoyen », ajoutent-ils dans cette lettre publiée par la presse.

« Il est difficile de croire à la sincérité de vos déclarations sur la tenue des élections démocratiques dans notre pays à la date du 23 décembre (…) tant que vous n’avez pas mis fin à toutes les fausses affaires montées contre Moïse Katumbi ».

Déjà condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière dont il conteste tout fondement, M. Katumbi ne peut revenir en RDC sans être inquiété par la justice, a récemment confirmé le ministre des Affaires étrangères.

M. Katumbi a pour la énième fois annoncé son retour en République démocratique du Congo, cette fois-ci entre le 24 juillet et 8 août: les dates du dépôt des candidatures à l’élection présidentielle.



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