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Relance du processus de cession de la Bicec à la Banque centrale populaire du Maroc

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Le directeur général du groupe français Banque populaire caisse d’épargne (Bpce), Boris Joseph, actionnaire à hauteur de 68,5% de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec), séjourne actuellement dans la capitale, Yaoundé, afin de relancer le processus de cession de l’établissement au marocain Banque centrale populaire (Bcp), a appris APA vendredi auprès des services compétents du ministère des Finances (Minfi).Les choses avancent bien au niveau technique et administratif, a déclaré, la veille, M. Joseph à l’issue d’une audience avec le Minfi, Louis Paul Motaze, se félicitant du respect du calendrier et annonçant que «les choses vont aboutir dans les bonnes conditions».

Pour l’État du Cameroun, il s’agit de s’assurer, avec les parties prenantes, des conditions de stabilité du personnel de l’établissement, mais aussi de l’épanouissement dans leur travail de l’ensemble des collaborateurs.

C’est en novembre 2018 que Bpce avait annoncé être entré en négociations exclusives avec Bcp, dont il détient 4,5% du capital, en vue de céder la quasi-totalité de ses banques africaines que sont la Bicec, mais également la Banque tuniso-koweïtienne (Btk) et la Banque commerciale internationale (Bci) du Congo, dans sa stratégie proclamée de recentrage dans les secteurs et zones prioritaires de développement des métiers du groupe, et dans la continuité de la cession de la Banque des Mascareignes au groupe Bcp, annoncée en février 2018.

Ces tractations ne sont pas du goût d’un collectif d’hommes d’affaires camerounais, qui a engagé une plainte avec constitution de partie civile devant la Commission nationale de la concurrence contre Bpce et Bcp, «afin de s’assurer que l’opération de concentration concernée sera menée dans le strict respect des dispositions prévues par la législation en vigueur».


Déterminés à bloquer l’opération, ils exigent l’ouverture de négociations entre le groupe français et l’État camerounais, actionnaire de la Bicec à hauteur de 17,5%. La procédure reste pendante devant le tribunal de première instance de Douala, la métropole économique du pays.

C’est en 2016 que fut découvert un vaste réseau de détournements sur une période de 12 ans à la Bicec. Les pertes engendrées par cette distraction de fonds étant alors estimées, selon des sources introduites, à plus de 50 milliards FCFA en 2015, se soldant en outre par un résultat net avant impôts en baisse de -50.8% par rapport à celui de 2014, et par un fonds pour risques bancaires généraux (Frbg) ayant décru de -63.4% par rapport à décembre de l’année d’avant.



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