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Roi Mohammed VI : La question de la migration n’est pas une question sécuritaire

Le Roi Mohammed VI a affirmé que question de la migration n’est pas une question sécuritaire, soulignant qu’un migrant « n’est pas plus ou moins humain, d’un côté ou de l’autre d’une frontière ».« La question migratoire n’est pas – et ne devrait pas – devenir une question sécuritaire. Répressive, elle n’est nullement dissuasive. Par un effet pervers, elle détourne les dynamiques migratoires, mais ne les arrête pas. La question de la sécurité ne peut pas faire l’impasse sur les droits des migrants : ils sont inaliénables. Un migrant n’est pas plus ou moins humain, d’un côté ou de l’autre d’une frontière », a dit le Souverain dans un message adressé à la Conférence intergouvernementale pour l’adoption du Pacte mondial sur des migrations sûres, ordonnées et régulières, qui a ouvert ses travaux ce lundi à Marrakech.

 Pour le Souverain marocain, la question de la sécurité ne peut pas davantage faire « l’économie de politiques de développement socio-économique, tournées vers la résorption des causes profondes des migrations précaires ».

C’est ainsi que la question de la sécurité ne peut pas nier la mobilité. Mais elle peut la transformer en un « levier de développement durable, au moment où la Communauté internationale s’emploie à mettre en œuvre l’Agenda 2030 », a souligné le Roi Mohammed VI dans son message lu par le Chef du Gouvernement, Saad Dine Otmani.

« Pour l’heure, le Pacte Mondial demeure une promesse que l’Histoire jugera. Il n’est point temps encore d’en célébrer la réussite », a-t-il estimé, ajoutant que le défi de cette Conférence est « de montrer que la Communauté internationale fait le choix d’une solidarité responsable au sujet de la question de la migration ».

Pour ce faire, il recommande de respecter pleinement le droit souverain de chacun de ses membres à déterminer et à mener sa propre politique migratoire.

Aussi, il lui incombe de « prouver que le multilatéralisme n’est pas le parti de la chaise vide, de la désertion et de l’indifférence. Il est celui des synergies et de l’engagement dans la différence ».

Le défi de cette Conférence est donc « d’unir, face aux populismes, de rassembler, face à l’isolationnisme et d’apporter, par le dialogue et la coopération internationale, des réponses structurantes à un enjeu majeur de notre temps », a-t-il encore insisité.


Selon le Souverain, « aucun pays ne peut, à lui seul, faire face à ces enjeux ! Or, s’il n’y a pas d’alternative à la coopération, il n’y a pas, non plus, d’alternative à l’action ».

« Le Pacte Mondial n’est pas une fin en soi. Il ne fait sens que par sa mise en œuvre effective. C’est pourquoi, la Conférence de Marrakech est, avant tout, un appel à l’action », a-t-il dit.

Pour rappel, le Pacte mondial en faveur d’une migration, sûre, ordonnée et régulière a été adopté ce lundi matin à Marrakech, en présence de représentants de 159 pays étaient présents, sur les 193 membres de l’ONU.

Cet événement est organisé par l’ONU et présidé par ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Nasser Bourita, en présence du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, et de ministres des Affaires étrangères.

Le pacte mondial des migrations n’est pas un document juridique contraignant et ne s’inscrit pas non plus contre la souveraineté des Etats.

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