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Sécurité, justice et gouvernement au menu de la presse centrafricaine

Les quotidiens centrafricains parvenus mercredi à APA reviennent principalement sur le lancement du programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), l’arrestation d’un ex-coordonnateur de la milice Anti-balaka et le limogeage du ministre des Affaires étrangères.« Le grand DDRR lancé à Paoua », titre le quotidien privé Le Démocrate, là où l’Hirondelle précise que le « lancement de la campagne pilote du DDR-R » a été effectué, le lundi 17 novembre dernier dans cette zone située au nord-ouest de la RCA, par le Président Faustin Archange Touadera.

C’est un pari du Chef de l’Etat centrafricain qui se met progressivement sur les rails après plus de deux années au pouvoir, soulignent les journaux, notant que pour exprimer leur adhésion au processus lancé, les groupes armés actifs dans la région ont remis symboliquement chacun une arme au président Touadera.

En revanche, le RJDH a relevé un « désaccord sur le lancement du DDRR à Paoua, au nord du pays » à cause de plusieurs leaders de groupes armés qui ont souhaité que le lancement dudit programme soit fait après le dialogue de l’Union Africaine.

Par ailleurs, selon le RJDH qui cite la prévision établie par le gouvernement, ce programme de « huit ans » du DDRR lancé ce lundi à Paoua va toucher environ 450 ex-combattants issus de deux factions du mouvement Révolution Justice (Branche de l’ex-ministre des Sports Armel Sayo, branche du général rebelle Belanga) et la milice Anti-balaka locale.

Toutefois, en réaction à l’arrestation à Paris, le mercredi 12 décembre 2018, de Patrice Édouard Ngaïssona, ex-coordinateur de la milice Anti-balaka, suite au mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, selon le RJDH, « toutes les factions Anti-balaka déclarent se retirer du programme DDRR initié par le gouvernement », note le journal.

Par ailleurs, titre l’Etoile, la Coordination nationale des Anti-Balaka appelle ses combattants au calme après l’arrestation de Patrice Edouard Ngaissona par la CPI.


Sur le limogeage du gouvernement du ministre des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane, le Démocrate déplore cet acte du président « Touadéra (qui) limoge Doubane et maintient Jousso : typiquement médiocre ».

Le quotidien dénonce, en effet, le fait que le ministre des Transports décrié à cause des accusations de corruption soit resté au gouvernement alors que Doubane à qui on ne reproche rien soit viré.

Ministre des Affaires étrangères depuis 2016, Charles-Armel Doubane a été remplacé par une femme, Sylvie Baïpo-Temon, analyste financière de formation, rapporte Centrafric Matin.

De son côté, le journal l’Expansion note que Charles Armel Doubane « a semé et récolté les conséquences de sa traitrise et fourberie ».



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