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Seidou Mbombo Njoya élu à la présidence de la Fecafoot

Seidou Mbombo Njoya a été élu à la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) à l’issue d’une assemblée générale tenue mercredi dans la capitale, Yaoundé.Cet ancien vice-président de l’instance a largement battu son principal challenger, l’ex-gardien de but international Joseph Antoine Bell par 46 voix contre 17.

Le quinquagénaire avait déjà, en 2013, suppléé au président Iya Mohammed à la suite de l’arrestation puis de l’incarcération de celui-ci pour détournement de fonds à la Société de développement du coton (Sodecoton), avant de quitter précipitamment la barque, qu’il qualifiait alors de «panier à crabes».

Dans sa profession de foi, Seidou Mbombo Njoya promet notamment de «rendre effective la professionnalisation du football camerounais», de restaurer l’éthique, de combattre la corruption et les mauvaises pratiques, d’élaborer un plan d’action stratégique pour le développement de la discipline, de remettre la direction technique nationale au cœur du développement du football, mais aussi d’organiser une compétition regroupant les sélections régionales.


Le nouvel élu prendra les rênes de la fédération le 19 décembre prochain, mettant ainsi fin à la parenthèse du Comité de normalisation, mis sur pied le 8 septembre 2017, dont le mandat a été prorogé à deux reprises et qui avait pour missions de gérer les affaires courantes, élaborer de nouveaux statuts en conformité avec les statuts et standards de la Fédération internationale de football association (FIFA) ainsi qu’avec la législation nationale, réviser les statuts des ligues régionales et départementales et s’assurer de leur conformité vis-à-vis des statuts fédéraux.

L’élection de Seidou Mbombo Njoya risque néanmoins de connaître des rebondissements judiciaires, l’Association des clubs amateurs de football du Cameroun (ACFAC) ayant saisi, aux fins d’annulation du scrutin, la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif (CNOSC) pour dénoncer le «rôle trouble» du président du Comité de normalisation, Dieudonné Happi, accusé de s’être «départi de sa neutralité» au profit dudit candidat, également et publiquement soutenu par l’ex-goléador Samuel Eto’o Fils, présenté en ce qui le concerne comme celui qui a manœuvré pour installer Dieudonné Happi à la présidence du Comité de normalisation.

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