International › APA

Sénégal: lancement des concertations du dialogue politique

Pas d'image

En prélude à la journée du dialogue nationale prévue le 28 mai prochain, le ministre de l’intérieur sénégalais Aly Ngouille a rencontré ce jeudi à Dakar des partis de l’opposition, qui même s’ils saluent l’initiative, souhaitent que les travaux soient dirigés par une personnalité neutre.« Nous sommes soucieux de la nécessité de préserver la cohésion sociale, la paix sociale et la traditionnelle de dépassement. Ce dialogue s’avère d’autant plus nécessaire que les règles de la compétition électorale ont fait l’objet de multiples récriminations portant essentiellement sur le parrainage et ses modalités d’application », a déclaré Aly Ngouille Ndiaye.

 Selon lui, sa démarche est la continuité des différents appels lancés par le chef de l’Etat envers l’opposition. « A l’occasion de trois moments symboliquement forts,  proclamation des résultats,  prestation de serment,  discours à la nation, le président de la République a manifesté sa disponibilité à revoir avec toutes les parties prenantes les questions d’intérêt national », a-t-il rappelé.

 Par ailleurs, le ministre de l’intérieur appelle à un esprit de dépassement : « Nul n’a le monopole de la vérité encore moins l’exclusivité du patriotisme. C’est pour depuis le 21 novembre 2017, date de ma prise de contact avec les partis politiques et la société civile, nous n’avons cessé d’inviter à l’échange et au partage ».

 Selon les termes de référence de l’avant-projet présenté par les services du ministère de l’intérieur, le dialogue a pour objectifs « l’évaluation de l’élection présentielle, la discussion sur le  fichier électoral, l’affinement des modalités d’organisation des élections locales et la désignation du chef de l’opposition ».

 Ayant pris part à cette réunion, Issa Sall, candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) salue la mise en place d’un espace de dialogue. Toutefois, l’opposant souhaite que les travaux soient dirigés par une « commission paritaire ou une personnalité sans aucune appartenance politique ». 


 En outre, le leader de And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS), Mamadou Diop Decroix estime que ces concertations « devaient avoir lieu avant la tenue de l’élection présidentielle du 24 février dernier afin d’éviter toute polémique sur l’organisation du scrutin ».

 Comme annoncé mercredi par le truchement d’un communiqué, le Parti démocratique sénégalais (Pds) de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade n’a pas répondu à l’appel     . 

 Feignant s’adresser à cette formation, Aly Ngouille Ndiaye souligne qu’il faut bannir la politique de la chaise vide car l’absent n’expose pas.  Et celui qui n’expose pas ne peut en aucun cas commander.

 Après la rencontre inaugurale, les pôles de la société civile, du pouvoir et de l’opposition sont invités à fournir des propositions ou des amendements lors de la réunion prévue le jeudi 16 mai 2019.



0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut