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Sénégal : vers un durcissement de la législation sur le viol

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Le président de la République Macky Sall a déclaré, mardi à Dakar, qu’un durcissement de la législation actuelle est envisagé afin de mettre un terme aux viols parfois suivis de meurtres de femmes qui gangrènent la société sénégalaise.« A l’occasion du Conseil des ministres prévu demain mercredi, nous discuterons de la violence et des cas de viol. Nous verrons comment durcir la législation pour protéger davantage les femmes », a notamment affirmé Macky Sall. 

Procédant à l’ouverture du dialogue national qui a duré près de six tours d’horloge, le chef de l’Etat a également fait savoir qu’ « après la fête de Korité (fin du Ramadan), il faut qu’on règle le problème des enfants de la rue. Je ne parle pas de ceux qui apprennent le Coran. Et il est heureux de constater que les religieux ici présents ont les positions les plus révolutionnaires par rapport à cette question ».  

De son côté, Soham Wardini, le maire de la ville de Dakar a indiqué que « le dialogue national qui est une exigence démocratique, s’inscrit dans la tradition de notre pays et devra nous permettre de parvenir à des solutions consensuelles au profit du Sénégal et de nos compatriotes ». 

Poursuivant, l’édile de la capitale a relevé que « nous sommes dans un pays qui s’est construit par le génie propre de (son) peuple à dépasser les clivages pour construire des consensus durables et dynamiques qui ont renforcé sa stabilité, sa paix sociale et sa cohésion nationale ».

Mamadou Diop Decroix du Front de résistance nationale (FRN) s’est félicité de la rencontre entre le pouvoir et l’opposition « après tant d’années de confrontation ». A en croire le député, « la crise de confiance est profonde entre l’opposition et le pouvoir et il ne sert à rien de la sous-estimer encore moins de l’ignorer ». 

Partant de là, M. Diop a souligné que cette démarche permettra d’ « accéder à de nouveaux consensus autour des règles qui gouvernent une vie démocratique normale en termes de liberté et de modalités de dévolution démocratique et pacifique du pouvoir dans notre pays ».


Toutes choses qui font dire au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse que « le Sénégal entame un nouveau rendez-vous avec l’histoire ». En effet, d’après le fondateur de l’Alliance des Forces du Progrès (AFP, mouvance présidentielle), « le caractère pluriel des origines intellectuelles, idéologiques, philosophiques et religieuses prouve que nous avons décidé d’aller ensemble vers des objectifs précis ».

Concluant, l’ancien Premier ministre s’est dit convaincu que, « par le biais de la concertation et de l’échange, se trouvent la concorde, l’entente pour aller vers l’essentiel ». Le président de la République Macky Sall a finalement porté son choix sur  Famara Ibrahima Sagna, ancien ministre de l’Intérieur pour le pilotage du dialogue national.

Pour mener à bien cette mission exaltante, un comité préparatoire regroupant toutes les forces vives de la nation sera mis en place. Ainsi, les pouvoirs publics de même que la majorité présidentielle, l’opposition, les non-alignés, la société civile, les organisations faîtières et les centrales syndicales devront désigner cinq représentants là où le secteur privé et les chefs religieux en compteront trois. 

Pour leur part, les chefs coutumiers et les organisations de jeunesse auront deux représentants. Toutes ces parties prenantes au dialogue national disposent d’un délai de quinze jours pour communiquer les noms de leurs représentants. Le dialogue national a pour principaux objectifs « l’évaluation de l’élection présidentielle, la discussion sur le fichier électoral, l’affinement des modalités d’organisation des élections locales et la désignation du chef de l’opposition ». 



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